Le député d'Argenteuil, Yves St-Denis

PLQ : le mystère demeure sur le traitement de la plainte pour inconduite sexuelle

Le Parti libéral (PLQ) n’a pu tirer au clair la façon dont il a traité une dénonciation pour inconduite sexuelle qui aurait été formulée par une de ses employées à l’encontre du député d’Argenteuil, Yves St-Denis.

Au terme d’une enquête interne, le PLQ a fait savoir mercredi après-midi qu’il ne peut déterminer avec certitude ce qui s’est passé entre son employée et une personne en poste d’autorité au parti à l’époque.

Cela fait suite à des révélations d’inconduite sexuelle et d’allégations de harcèlement psychologique visant le député d’Argenteuil qui a dû par la suite quitter le caucus du parti. En entrevue au réseau Cogeco la semaine dernière, M. St-Denis avait admis avoir expédié une photo obscène à l’employée, en avril 2014, au cours de la campagne électorale.

L’employée a affirmé en avoir alors informé les autorités du parti. À la demande du chef libéral, Philippe Couillard, le PLQ a mandaté la présidente de sa commission juridique, Émilie Nadeau, qui a procédé à des vérifications internes.

Le parti conclut finalement qu’il ne peut corroborer les affirmations et rappelle qu’il n’avait pas encore mis en place, à l’époque des faits allégués, les mécanismes qui permettent de traiter ce genre de plainte. Le PLQ a adopté son code d’éthique et des mécanismes formels de dénonciation à l’été 2014.

«Le PLQ n’a aucune raison de remettre en question la crédibilité de l’employée lorsqu’elle affirme avoir fait part de l’incident à une personne en autorité au PLQ, mais puisqu’aucun mécanisme formel de dénonciation n’était encore en place au moment des faits allégués, il est impossible à ce jour de déterminer avec certitude ce qui s’est passé entre l’employée et la personne en autorité au PLQ, peut-on lire dans le communiqué transmis mercredi. Les versions des personnes impliquées demeurent contradictoires et aucun élément de corroboration n’a pu être identifié.»

Il apparaît possible que, vu le cadre informel de la discussion décrite par l’employée, «même si ceci demeure au stade de l’hypothèse, il y ait eu une mauvaise compréhension entre les deux personnes sur les suites à donner à la dénonciation dont la nature était informelle, menant ainsi possiblement à l’absence de suivi formel», poursuit-on.