Catherine Dorion avait dévoilé son propre plan de relance du secteur des arts et de la culture au coût de 332 millions $, vendredi.
Catherine Dorion avait dévoilé son propre plan de relance du secteur des arts et de la culture au coût de 332 millions $, vendredi.

Plan de relance culturelle: «Bon premier pas, mais...» dit Catherine Dorion

Catherine Dorion voit «un bon premier pas» dans le plan de relance annoncé par la ministre de la Culture. Mais la députée de Québec solidaire se demande qui écopera du réaménagement de budget.

La députée de l’opposition élue dans Taschereau, circonscription provinciale du centre-ville de Québec, avait dévoilé son propre plan de relance du secteur des arts et de la culture au coût de 332 millions $, vendredi.

«Le plan de relance présenté aujourd’hui par la ministre Nathalie Roy est un bon premier pas. Cela dit, je me pose des questions sur les sommes annoncées. Sur les 290 millions $ qui seront injectés en 2020-2021, il y a 110 millions $ d’argent neuf seulement. Le reste va être prélevé à même le budget de la culture. Qui va écoper pour ça?» réagit Mme Dorion, dans un communiqué diffusé en fin de journée.

«Forcément, si on réaménage le budget de la culture, ça veut dire qu’on prend de l’argent à Pierre pour le donner à Paul. Est-ce qu’il y aura des abolitions de programme dans le futur? Si oui, qui va être touché? Mme Roy doit le préciser rapidement», affirme-t-elle.

Rien pour le patrimoine

La députée solidaire remarque de plus que rien n’est prévu dans le plan du gouvernement Legault pour le secteur du patrimoine.

«Je regrette aussi que la ministre n’ait pas annoncé de mesure pour le patrimoine bâti et le patrimoine vivant dans son plan de relance. C’est le gros angle mort de son annonce, alors que c’est pourtant un gros morceau de notre culture québécoise. J’invite la ministre Roy à nous dire ce qu’elle compte faire pour mieux valoriser notre patrimoine collectif», demande Mme Dorion.

Rappelons que vendredi, le ministère de la Culture a annoncé son intention de protéger l’église du Très-Saint-Sacrement, à Québec, pour éviter sa démolition.