L'annonce a été faite par la députée de Louis-Hébert, Geneviève Guilbault (à gauche) et la candidate Joëlle Boutin.

Plage Jacques-Cartier: la CAQ s'engage à être partenaire de la Ville

La députée de la CAQ dans Louis-Hébert, Geneviève Guilbault, ainsi que la candidate du parti dans Jean-Talon, Joëlle Boutin, ont annoncé vendredi matin qu’un gouvernement caquiste élu serait partenaire de la Ville de Québec dans les prochaines phases de développement de la plage Jacques-Cartier et du parc nautique de Cap-Rouge.

En marge d’un point de presse près de la marina, les caquistes ont indiqué vouloir envoyer «un message fort» à l’administration Labeaume. 

«On entend être un collaborateur important sur le plan financier notamment, mais aussi sur tout autre aspect que souhaitera élaborer Québec, toujours dans l’objectif de réaliser tous les projets qui offriront aux familles et aux aînés une meilleure qualité de vie», tranche d’emblée Joëlle Boutin.

Celle-ci assure toutefois que jamais son parti ne s’imposera devant le pouvoir qu’a la Ville dans ce dossier. «On offre un soutien, mais on le fera en respectant l’autonomie et les champs de compétences du municipal, évidemment», ajoute la caquiste à ce sujet.

Sa collègue, Geneviève Guilbault, affirme avoir rencontré Régis Labeaume l’hiver dernier pour discuter de plusieurs enjeux, dont celui de l’optimisation et de l’embellissement du secteur de la marina de Cap-Rouge. «De manière générale, on a aussi parlé de l’accessibilité au fleuve, donc j’ai eu l’occasion de faire savoir mon intérêt pour le sujet au maire», lance-t-elle. 

L’élue caquiste estime qu’à l’époque, le maire de Québec avait accueilli sa position de manière très favorable. «Je préférerais ne pas lui mettre des mots dans la bouche, mais il avait accueilli la proposition très positivement», ajoute-t-elle.

Quels changements?

Depuis l’annonce de sa candidature dans Jean-Talon, Joëlle Boutin estime avoir eu la chance de discuter avec plusieurs citoyens de sa circonscription qui sont «préoccupés» par la préservation du site de la marina, «un emplacement extraordinaire», dit-elle.

«Plusieurs personnes nous ont interpellé sur divers enjeux par rapport au développement du secteur, déclare-t-elle. On parle par exemple de l’accès à l’endroit, au manque de stationnement, à l’état des infrastructures et des services qui sont offerts, pour ne nommer que ceux-là.»

Revenant souvent au fil des discussions avec les citoyens, le dossier des toilettes chimiques doit de plus être considéré dès maintenant dans le secteur, selon Geneviève Guilbault. «Ce n’est pas le sujet le plus sexy, j’en suis bien consciente, mais ce sont des commodités qui sont nécessaires, quand on pense au nombre de personnes qui peuvent circuler ici par une belle journée d’été», note la politicienne. 

L’élue croit également qu’il est essentiel de travailler à mettre en valeur les installations familiales et communautaires. «On peut penser à des tables de pique-nique, ou à un sentier peut-être un peu plus praticable, dit la députée. Moindrement qu’on reçoit un peu de pluie, le sentier devient très difficile à emprunter.»

Abondant dans le même sens que sa collègue Joëlle Boutin, Mme Guilbault parle du manque de stationnement dans le secteur comme d’un «problème chronique». «De quelle façon on peut remédier à ça? La Ville en sera le premier maître d’œuvre, ça c’est certain, et on va demeurer très attentifs à ses besoins», promet-elle.

«C’est l’un des plus beaux sites et points de vue de la ville de Québec, selon moi, donc il n’y a pas de raison pour qu’on n’aille pas plus loin dans sa mise en valeur», conclut Geneviève Guilbault là-dessus. 

L'administration Labeaume satisfaite

Le cabinet du maire Labeaume a accueilli «favorablement» vendredi la proposition de la CAQ de devenir partenaire financier dans la région de la Capitale-Nationale pour l’embellissement et l’optimisation de la plage Jacques-Cartier et de la Marina, dans Cap-Rouge. 

 «Quand arrive le temps de travailler des dossiers comme ça, c’est très important de compter sur l’appui de tous les intervenants et surtout de gens qui veulent vraiment apporter un soutien constructif», a déclaré à ce sujet l’attaché du maire Labeaume, Paul-Christian Nolin.

«On est très contents, on l’apprécie et on les remercie», a-t-il ajouté là-dessus, dans une réaction envoyée au Soleil en milieu d'après-midi. 

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LAC-MÉGANTIC : «UNE JOURNÉE TRÈS ÉMOTIVE»

Au-delà des annonces, le 6 juillet représentait aussi une date importante pour plusieurs Québécois, mais surtout pour les résidents de Lac-Mégantic. Il y a cinq ans, le déraillement d’un convoi à la dérive de 72 wagons-citernes provoquait une grave explosion et un incendie au centre-ville, tuant 47 personnes. 

Geneviève Guilbault était présente au Bureau du coroner à l’époque, lors de la tragédie. Elle s’est souvenue vendredi de ces moments émouvants. «On était tous débarqués là-bas sans savoir très exactement ce qui nous attendait. On y a découvert l’horreur d’une tragédie.»

«Mais rétrospectivement, ce qu’on a surtout découvert, c’est ce qu’il y a de plus beau chez l’être humain, poursuit sobrement la députée. La dignité, la solidarité, le courage d’une communauté. Moi, c’est le souvenir que j’en garde encore aujourd’hui.»

En fin de point de presse, Mme Guilbault a tenu à envoyer ses hommages très sincères à tous les résidents de Lac-Mégantic. 

«Ils sont encore en mode reconstruction et ils essaient je pense de passer au-dessus d’un souvenir encore douloureux, conclut-elle. J’espère simplement qu’ils se rappellent eux aussi de ce qu’ils ont fait, et de ce qu’ils démontré de plus beau à l’époque.»