Les candidats à la direction du NPD Guy Caron, Charlie Angus, Niki Ashton et Peter Julian..

Place à la course à la chefferie du NPD

Alors qu'une campagne à la chefferie a connu son dénouement samedi soir sur la scène fédérale, une autre peut véritablement prendre son envol.
La course à la direction du Nouveau Parti démocratique devrait bénéficier d'une attention médiatique et populaire renouvelée maintenant que les membres du Parti conservateur ont élu Andrew Scheer comme porte-étendard de la formation politique.
C'est du moins ce que croit Guy Caron, député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques et candidat à la succession de Thomas Mulcair.
Troisième débat
Un troisième débat entre les six candidats déclarés dans la course à la direction du NPD se tiendra dimanche après-midi à Sudbury, en Ontario, et devrait donner un nouveau souffle à cette campagne.
Le seul candidat québécois qui aspire à devenir chef du NPD profitera de ce nouveau face-à-face avec ses adversaires pour faire connaître son plan pour refonder le système fiscal canadien.
Intitulé «Des impôts au service des Canadiens», ce programme propose notamment de taxer les profits des institutions financières, d'éliminer les subventions à l'industrie pétrolière et d'accroître la lutte à l'évasion fiscale.
Le but ultime étant de «minimiser les inégalités économiques», explique Guy Caron en entrevue avant la tenue du débat.
«C'est vraiment une des grandes distinctions entre un NPD dirigé par Guy Caron et les libéraux ou encore les conservateurs, poursuit-il. Ils parlent de rendre le système fiscal plus juste, mais au bout du compte, soit les décisions prises vont à l'encontre de cet objectif-là ou les mesures au bout du compte, ça ne représente pas un grand impact.»
«Nouvelle phase»
La tenue de ce troisième débat marquera le début d'une «nouvelle phase de la campagne» à la chefferie, croit-il. «On aura maintenant au moins six débats au cours des quatre prochains mois. Ce sont des débats qui seront extrêmement importants pour démontrer les contrastes entre notre vision pour le parti et le pays.»
Guy Caron ne voit pas nécessairement d'un mauvais oeil que le chef du NPD ne soit choisi qu'au mois d'octobre, soit plusieurs mois après l'élection du chef conservateur.
Selon lui, les membres du conseil fédéral du NPD ont pris cette décision «pour ne pas avoir à compétitionner pour la visibilité médiatique avec les conservateurs, mais aussi, dépendamment du choix fait par les conservateurs, pour trouver le chef du NPD qui sera le plus adapté à cette nouvelle réalité».