Le ministre Bernard Drainville estime que Philippe Couillard fait de la diversion avec la question de la place du crucifix au Salon bleu.

Philippe Couillard se cache derrière le crucifix, lance le ministre Drainville

Le chef libéral Philippe Couillard se réfugie derrière la question de la place du crucifix au Salon bleu pour faire oublier qu'il a des positions «indéfendables» sur la Charte de la laïcité, affirme le ministre Bernard Drainville.
Le député-ministre de Marie-Victorin a soutenu que son adversaire politique fait de la diversion. Déplacer l'objet qui est à la fois une oeuvre d'art et un symbole religieux ne sera décidé qu'après le moment où le projet de législation sur la Charte aura été adopté par les élus, a-t-il fait valoir.
Selon Bernard Drainville, le véritable problème des libéraux, c'est leur refus d'interdire par loi le port du niqab et du tchador, qui voilent le visage de certaines croyantes de foi musulmane.
Philippe Couillard veut que la permission de porter ce type de voiles relève d'une décision d'accommodement raisonnable, selon lui. Le ministre a soutenu que la proposition de M. Couillard constitue un «recul» par rapport à un projet de loi qui avait été présenté sous le gouvernement libéral de Jean Charest.
En mêlée de presse, M. Drainville a fait valoir que cette proposition de législation mettait de l'avant l'obligation pour tout fonctionnaire de donner à visage découvert un service, mais qu'elle trouvait sa réciproque pour le citoyen recevant ce service. Ce que préconise son projet de Charte. Pour lui, cela résout le problème soulevé par l'Université Concordia qui a permis à des étudiantes de porter le voile intégral.
Par ailleurs, Bernard Drainville a tenu à répliquer au président et chef de la direction de Cogeco. Louis Audet a déclaré, mardi, que limiter le port de signes religieux effraiera les immigrants et nuira à l'économie. «C'est fini les campagnes de peur, a lancé le politicien. Ça ne marche plus au Québec.»