Si la mission de soutien à l'armée irakienne devait se prolonger, «c'est nécessaire pour le gouvernement de retourner devant le Parlement», a assuré le ministre fédéral de la Justice, Peter MacKay.

Peter MacKay défend les militaires canadiens en Irak

De passage à Québec, le ministre fédéral de la Justice, Peter MacKay, a défendu hier les militaires canadiens qui ont abattu deux membres de l'État islamique (EI) en Irak ces derniers jours. «C'est nécessaire pour les soldats sur le terrain en Irak de se défendre quand il y a une attaque sur leur position», a-t-il répondu aux journalistes.
Cet accrochage au sol, révélé lundi par l'armée canadienne, est le premier du genre à survenir entre un pays membre de la coalition internationale, menée par les États-Unis, et l'État islamique. Les forces spéciales canadiennes finalisaient la planification d'un bombardement. Lorsqu'elles sont allées sur le terrain pour visualiser leurs plans, elles ont essuyé des tirs de mortier et le feu de mitrailleuses. Des militaires ont répliqué, tuant deux combattants islamiques. Aucun Canadien n'a été blessé.
Pour le ministre MacKay, cet incident n'indique en rien que le Canada bascule vers une mission de combat. «La mission ne change pas [...] C'est clair. Nos soldats étaient là pour l'entraînement des soldats irakiens, pour défendre leur terrain», a-t-il soutenu.
Et si cette mission de soutien à l'armée irakienne devait se prolonger, «c'est nécessaire pour le gouvernement de retourner devant le Parlement», a-t-il assuré.
Le ministre MacKay a aussi réitéré le désir de son gouvernement de présenter un projet de loi antiterroriste. Il n'a pas voulu préciser quand et quelles mesures il souhaitait mettre de l'avant, étant donné que les conservateurs sont en pleine période d'étude et souhaitent se mettre au diapason de ce qui se fera à l'échelle internationale.
Nous vivons «une période très complexe et les menaces ont augmenté. Donc, c'est nécessaire de travailler avec les agents des autres pays pour continuer d'améliorer notre capacité de protéger nos citoyens», a-t-il soutenu.
Avec AFP