Pierre Karl Péladeau

Péladeau traité injustement, soutient son collègue Cousineau

Les médias traitent injustement Pierre Karl Péladeau qui est «un député comme les autres», soutient son collègue Claude Cousineau.
Peu habitué aux controverses, le député péquiste de Bertrand s'est porté à la défense de M. Péladeau qui fait les manchettes depuis trois semaines en raison de l'actionnariat de contrôle qu'il détient dans Québecor.
Ce matin, Le Devoir soulève une nouvelle controverse. À l'Assemblée nationale, le député de Saint-Jérôme a reproché au ministre Jean-Denis Girard, en juin, la décision d'abaisser de 20 % les crédits d'impôt pour la production télévisuelle. Jeudi, poursuit le quotidien, il a repris son raisonnement sur sa page Facebook.
Le Code d'éthique des élus interdit de participer à des débats où ils ont un intérêt personnel distinct de la population. Claude Cousineau n'a pas voulu commenter l'intervention auprès du ministre libéral.
«Posez-lui la question», a-t-il relancé aux journalistes, en se présentant au caucus de l'aile parlementaire. Ça va trop loin, cette affaire-là. Ce monsieur fait ce qu'il a à faire. C'est un bon député. Il travaille bien dans son comté.»
M. Cousineau estime que celui qui a bâti l'empire de presse qu'est Québecor est traité injustement par les journalistes. «Je pense que oui. C'est un député comme un autre. Il a été élu par le peuple, d'une manière très correcte.
«Le commissaire à l'éthique a été très clair, a-t-il poursuivi. Il respecte tout ce qu'il y a à respecter», a-t-il dit au sujet de la déclaration du commissaire Jacques Saint-Laurent sur le fait que M. Péladeau, en tant que simple député, n'a pas à placer ses avoirs dans une fiducie sans droit de regard.»
Le principal intéressé ne trouve absolument rien à se reprocher dans cette nouvelle affaire portant sur l'éthique. Dans une mêlée de presse, Pierre Karl Péladeau a nié avoir un intérêt personnel en dénonçant les coupures dans crédits d'impôt.
«Je pense que ça [ses commentaires] fait consensus», a-t-il laissé tomber. «Je n'ai aucun bénéfice personnel» à défendre la position qu'il a exprimée, a-t-il tranché.