La CAQ entend préparer le terrain à la commission parlementaire - le 26 mai et le 2 juin - qui examinera le cas singulier de M. Péladeau, à la fois chef d'un parti aspirant à devenir premier ministre et actionnaire de contrôle de Québecor.

Péladeau sera «testé dès le départ», dit François Bonnardel

Pierre Karl Péladeau n'aura pas que les libéraux sur les bras mardi matin lorsqu'il siègera pour la première fois comme chef de l'opposition officielle. La Coalition avenir Québec veut aussi être de la fête.
«Vous pouvez être certains qu'il va être testé dès le départ. C'est un homme qui fait du cha-cha politique», a décoché François Bonnardel, leader parlementaire de la CAQ, samedi, au lendemain de l'élection de M. Péladeau à la tête du PQ. «Maintenant il est sur la glace et il devra prouver ce qu'il peut faire.»
La CAQ entend notamment préparer le terrain à la commission parlementaire - le 26 mai et le 2 juin - qui examinera le cas singulier de M. Péladeau, qui est à la fois chef d'un parti aspirant à devenir premier ministre et actionnaire de contrôle de Québecor. À savoir si la dynamique allait changer à l'Assemblée nationale avec l'arrivée de Pierre Karl Péladeau à la tête du PQ, le député de Granby craint qu'il assistera à un retour «de la veille bataille» entre les libéraux et les péquistes sur la souveraineté du Québec.
«Les libéraux sont heureux de voir le retour à cette polarisation», s'est désolé le caquiste. «Les gens sont tannés, écoeurés de cette vieille bataille, de ce clivage entre ces deux vieux partis.»