Dans leur parcours à vélo mercredi, Pierre Karl Péladeau et Gilles Duceppe se sont arrêtés au restaurant Archie de Yamachiche.

Péladeau regrette le départ de son «ami» Duceppe

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, dit regretter le départ de son homologue du Bloc, Gilles Duceppe, qu'il considère comme «un ami».
« J'avais souhaité que Gilles Duceppe reste à la tête du Bloc. Gilles a pris sa décision», a commenté M. Péladeau, de passage à Baie-Comeau pour appuyer son candidat à l'élection complémentaire dans René-Lévesque, Martin Ouellet. «Depuis que je me suis présenté en politique et élu député de Saint-Jérôme (...), nos fréquentations ont fait en sorte que c'est devenu un ami».
Qualifiant M. Duceppe d'homme «de grande expérience, de grande conviction», le chef de l'opposition officielle s'est dit convaincu que le démissionnaire allait demeurer dans l'entourage souverainiste afin de devenir «un brillant et sage conseiller».
Pierre Karl Péladeau a refusé par ailleurs de se prononcer sur l'avenir du Bloc québécois, répétant plutôt le message voulant que les 10 députés de Bloc élus lundi «vont avoir un seul objectif, celui de défendre les intérêts des Québécois et des Québécoises».
Le leader péquiste a affirmé que lors des ses immersions dans la campagne électorale fédérale, il a dit constater «qu'il y avait de plus en plus de jeunes intéressés à discuter de la souveraineté et il n'y avait qu'un seul parti prêt à le faire». Mais avant même que les scribes ne lui rappellent que le Bloc n'a récolté que 19 % des votes, M. Péladeau a pris soin de préciser que «l'élection n'était pas liée aux enjeux de la souveraineté».