Pierre Karl Péladeau

Péladeau écorché par un ex-conseiller de Marois

Le chef du Parti québécois (PQ), Pierre Karl Péladeau, est «essentiellement un inculte de la politique» qui n'est «pas à sa place», soutient un ex-rédacteur de discours et ex-conseiller de Pauline Marois.
La valse-hésitation du leader souverainiste sur l'intégrité des frontières du Québec, lors du conseil national de la fin de semaine, semble avoir fait déborder le vase pour Claude Villeneuve, qui a oeuvré au cabinet de Mme Marois de 2008 à 2014. Il a été président des jeunes péquistes en 2005 et 2006. Il est aussi blogueur au Journal de Québec.
«Sérieux, je ne suis pas le seul à penser que ce gars-là devrait retourner s'occuper de ce qu'il connaît pour vrai», écrit M. Villeneuve sur sa page Facebook. «En privé, même son entourage commence à l'admettre. "Ouain, c'est vrai, yé pas ben bon...", soutient-il. En public, je franchis un pas de plus : "Ouais, c'est vrai, ce gars-là n'est pas à sa place".»
La participation du chef Ghislain Picard au Conseil national péquiste, à Sherbrooke, a réveillé le débat sur les revendications autochtones et la partition du Québec. Interrogé à plusieurs reprises, le chef péquiste s'est abstenu d'affirmer l'indivisibilité du territoire du Québec et a déclaré que «les gens auront des requêtes et ce sera ouvert au dialogue». 
Tous les premiers ministres québécois ont eu des visions différentes, «mais jamais, jamais, aucun d'entre eux ne s'est permis d'accepter ne serait-ce que la validité de l'hypothèse que le territoire du Québec pourrait être morcelé», écrit M. Villeneuve. À son avis, le PQ «n'a pas les moyens d'un tel amateurisme».
Le député péquiste de Rimouski, Harold Lebel, est intervenu dans les échanges pour déplorer cette sortie de M. Villeneuve «sans avoir, au préalable, pris le temps d'échanger, de discuter...» «Plus capable de ces jugements du haut des grandeurs», écrit le député. Il déplore aussi les allusions à l'entourage anonyme.
«Avec un chef qui dit de pareilles sottises, réplique M. Villeneuve, le PQ a de beaucoup plus gros problèmes qu'un petit chroniqueur qui pète une coche sur Facebook.»