Pierre Karl Péladeau

Péladeau a «entendu raison», espère la CAQ

Pierre Karl Péladeau n'a pas poussé plus loin ses pressions juridiques pour obtenir une rétractation de la CAQ, affirme le député Benoit Charette.
Celui qui, comme son chef, a refusé de s'excuser ou d'aller en médiation pour ses questions sur le financement de son institut de recherche sur la souveraineté espère que le chef péquiste «a entendu raison». 
Depuis la mise en demeure et la demande de médiation, «on n'a rien reçu de notre côté», a indiqué le député de Deux-Montagnes. «Probablement que M. Péladeau a tout simplement compris que le débat était politique et il n'y a pas eu de suite», avance M. Charette. 
Loin de reculer, le député caquiste a posé quelques questions au directeur général des élections (DGE), Pierre Reid, sur les vérifications qui devraient être faites lorsque l'institut promis par M. Péladeau verra le jour. «Nous allons examiner les actions que pourrait poser l'organisme au regard d'une relation quelconque avec un parti politique, a déclaré M. Reid. C'est de voir quelles actions seraient posées et de voir si la Loi électorale serait respectée.»
À titre d'exemple, rien ne laisse croire au DGE que l'organisme de recherche L'idée fédérale, un «think tank» fédéraliste, puisse poser problème. Aussi, à première vue, il ne voit pas en quoi l'idée qu'un politicien finance un organisme du genre puisse poser problème. «Un député, de toute façon, pourrait financer des recherches à l'Université Laval», note M. Reid.