«Ça a peut-être un peu bousculé les gens, alors on va prendre le temps de moins bousculer, promet la première ministre. Mais on ne renoncera pas à ce qu'on veut faire. Nous sommes des gens de parole.» - Pauline Marois

Pauline Marois reconnaît être allée trop vite

La première ministre Pauline Marois reconnaît avoir poussé la machine «peut-être un peu trop» en début de mandat, ce qui a forcé son gouvernement à «ajuster ses flûtes».
À quelques jours de s'asseoir en Chambre pour la toute première fois dans le siège du chef de l'État québécois, la première ministre a concédé que certains Québécois ont été pris par surprise.
«Peut-être sommes-nous allés un peu vite, mais sur le fond des choses, je ne crois pas que nous avons erré, a soutenu la chef péquiste. Je n'ai jamais eu le sentiment d'avoir perdu le contrôle. J'ai peut-être moi-même accéléré le rythme peut-être un peu trop, alors on va prendre un petit peu plus de temps.»
Gestes déjà connus
Non seulement les gestes posés étaient-ils les bons, mais ils étaient déjà connus, poursuit la première ministre. Elle énumère l'annulation de la hausse des frais de scolarité, la fermeture de la centrale Gentilly-2, le retrait de l'aide à la mine Jeffrey. Sans compter la taxe santé, qui devait être annulée, mais n'a pu qu'être modulée différemment.
«Ça a peut-être un peu bousculé les gens, alors on va prendre le temps de moins bousculer, promet la première ministre. Mais on ne renoncera pas à ce qu'on veut faire. Nous sommes des gens de parole.»
Maintenant que son nouveau conseil des ministres s'apprête à subir son baptême du feu lors d'une période de questions, Mme Marois assure que l'équipe est au diapason.
«On a pris des décisions rapides, dit-elle. Si les gens craignaient qu'il n'y ait pas de changement... Il y en a eu. [...] Nous sommes tous sur la même longueur d'onde quant à l'objectif d'offrir un gouvernement intègre préoccupé par la création de la richesse et la solidarité.»