Selon la Ville de Montréal, de 250 à 300 demandeurs passent actuellement la frontière canado-américaine chaque jour, comparativement à une cinquantaine au début de juillet.

Pas question que Québec devienne une ville sanctuaire, dit Québec 21

Le chef de Québec 21 Jean-François Gosselin est interpelé par la crise des migrants qui secoue Montréal. Le candidat à la mairie de Québec prend donc les devants : s'il est élu, la capitale ne deviendra pas une ville sanctuaire.
«Moi, je suis toujours pour l'immigration légale et contre l'immigration illégale. C'est pour ça que je demanderais jamais le statut de ville sanctuaire comme le maire [de Montréal] Denis Coderre l'a fait», a déclaré mercredi au Soleil M. Gosselin, avant de détailler sa position sur son compte Facebook.
«La crise que Montréal vit actuellement ne doit pas se répéter chez nous. L'afflux actuel de migrants irréguliers dans la métropole démontre une insouciance face aux principes moraux de l'immigration», a-t-il écrit.
Le politicien de Québec attribue cette sortie préventive au fait que «tout le monde» lui demande ce qu'il pense de la situation à Montréal, dont il suit l'évolution à travers les médias.
«Ça sent l'improvisation à plein nez de toutes les élites politiques. À Québec, il ne faut pas que ça se passe comme ça parce qu'on ne rend service à personne», répond-il.
Jean-François Gosselin, attribue cette sortie préventive au fait que «tout le monde» lui demande ce qu'il pense de la situation à Montréal, dont il suit l'évolution à travers les médias.
M. Gosselin n'hésite pas à prendre à témoin ses «amis immigrants». «Tous mes amis immigrants sont en furie de voir ça parce qu'eux, ils sont venus ici légalement, ils ont passé au travers de toutes les procédures», dit-il.
Le politicien prend d'ailleurs soin de préciser que la porte est ouverte aux gens «dans le besoin». «Nous, à Québec, on sera toujours prêts à accueillir les vrais réfugiés comme on l'a toujours fait. On est très accueillants.»
Le Soleil a tenté de savoir si le maire Régis Labeaume a déjà eu l'intention de faire de Québec une ville sanctuaire. La réponse est venue du service des communications : «non».