Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau

Pas facile à Québec, admet Péladeau

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, a admis mercredi que les choses n'étaient pas toujours faciles pour son parti dans la capitale nationale alors qu'il prononçait une allocution devant l'assemblée régionale du PQ dans Charlesbourg.
M. Péladeau a lancé son discours en saluant un à un les anciens candidats régionaux de sa formation présents dans la salle, à commencer par Sébastien Couture, qui a récolté à peine 15 % des voix lors de l'élection partielle dans Chauveau l'été dernier.
«Sébastien, c'est vrai que ce n'est pas nécessairement facile à Québec, mais tu as accompli un travail exceptionnel et, à un moment donné, ça va payer», a-t-il déclaré pour encourager son ancien candidat.
Il a toutefois tempéré un peu ses propos concernant les difficultés de sa formation politique dans la capitale lors d'un point de presse à la fin de la soirée. «Je crois que je n'ai pas eu l'occasion de finir ma phrase, car aux partielles, notre performance n'a pas été mauvaise dans Jean-Talon. Mais c'est vrai que dans Chauveau, il reste beaucoup de travail à faire. Mais globalement, je vois une belle amélioration.» 
Continuer de travailler
Pierre Karl Péladeau ajoute qu'il est loin d'avoir l'intention de délaisser la région de Québec. «On va continuer à être très présents. J'aime passer du temps ici et j'accepte toujours les invitations des radios qui demandent à m'avoir en ondes. Il faut continuer de travailler fort», a-t-il poursuivi, laissant entendre que la capitale gagnerait beaucoup à embrasser le projet souverainiste.
«Vous n'avez qu'à regarder le pont de Québec. Le CN est une création du fédéral et, malheureusement, ils ne veulent pas payer. Et on a eu quoi pour la Davie? Pas ce qu'on méritait», a-t-il déclaré en point de presse avant de quitter l'assemblée qui regroupait plus d'une centaine de militants.
Depuis 2002, seule la députée péquiste de Taschereau, Agnès Maltais, a su résister aux vagues adéquiste, caquiste et libérale qui ont déferlé sur Québec. Son avance traditionnelle de quelques milliers de voix avait toutefois fondu à 1690 votes lors de la dernière élection générale.