Le candidat du PQ Normand Beauregard (à droite) met de l'avant son parcours «blanc» à titre d'ex-fonctionnaire du gouvernement du Québec. «Il y a eu une vérification complète de tous mes antécédents», affirme-t-il.

Partielle dans Louis-Hébert: un coup de pouce pour le PQ et QS

Les candidats du Parti québécois (PQ) et de Québec solidaire (QS) à l'élection partielle dans Louis-Hébert jugent que le dépôt des armes de leurs rivaux libéral et caquiste en raison d'allégations de harcèlement au travail donne un bon coup de pouce à leurs campagnes respectives.
«C'est sûr qu'on a l'impression que la game vient de changer», lance tout de go le candidat solidaire, Guillaume Boivin. L'avocat en droit social fait le calcul que les électeurs de la circonscription seront plus enclins à choisir la formation qui offre une «autre option», soit celle d'un candidat sans tache comme le sien. 
Puisqu'il n'en est pas à sa première candidature pour Québec solidaire, il dit avoir été soumis il y a déjà plusieurs années à un interrogatoire sous forme de questionnaire. «Si les autres partis veulent chercher dans mon passé, je les invite à perdre leur temps», lance M. Boivin. 
Normand Beauregard met également de l'avant son parcours «blanc» à titre d'ex-fonctionnaire du gouvernement du Québec. «Il y a eu une vérification complète de tous mes antécédents», affirme-t-il, expliquant avoir rencontré longuement une députée à ce sujet. Celui qui rappelle habiter la circonscription depuis 29 ans dit également savoir que l'exécutif du PQ a fait des vérifications, mais n'était pas en mesure de nommer lesquelles. 
Quoi qu'il en soit, M. Beauregard juge que les déconvenues du PLQ et de la CAQ vont sûrement donner un «coup d'accélérateur» à sa campagne bien qu'il juge que celle-ci est déjà partie du très bon pied. «L'accueil sur le terrain est très bon, nous sommes très optimistes.»
Les moeurs politiques ont changé, dit Gabriel Nadeau-Dubois 
Le député et co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois en a rajouté jeudi après-midi au sujet de la nécessaire intégrité des aspirants politiciens, affirmant que les «moeurs politiques avaient changé» et que les candidats devaient désormais absolument montrer patte blanche. 
Il s'est indigné des propos d'Éric Tétrault, qui, en entrevue au Soleil, avait affirmé qu'il cherchait à être gentil en complimentant les femmes. «Quand on a des comportements irrespectueux ou déplacés, il ne faut pas s'inventer des qualités pour excuser nos comportements, il faut reconnaître que nos comportements sont déplacés. Et oui les moeurs changent, il y a des choses qui étaient acceptables hier et qui ne le sont plus aujourd'hui. Et ça, c'est une bonne chose», a fait valoir M. Nadeau-Dubois.