Bernard Drainville, en compagnie de Pierre Karl Péladeau

Parti Québécois: «On a la couenne dure», dit Harold Lebel

Le Parti Québécois sera en mesure de se relever de la terrible défaite encaissée le 7 avril, malgré la course à la chefferie qui s'en vient, estiment les députés péquistes.
Au matin de leur assermentation au Salon rouge, les trente députés du PQ entretenaient des sentiments partagés entre la joie d'être élu et la peine d'avoir perdu des collègues.
Tous ceux interrogés ont dit être confiants de pouvoir bien remplir leur rôle d'opposition officielle, malgré la campagne au leadership pour remplacer Pauline Marois.
«On est une grande famille», dit le nouveau député de Rimouski, Harold Lebel. «C'est un grand parti et on a la couenne dure.» Lui qui est oeuvre dans l'entourage du PQ depuis de nombreuses années se dit confiant que la course se déroule sans heurt. «On a vécu ça dans le passé, dit-il, ce n'est pas nouveau. J'en ai vécu deux ou trois. C'est faisable. Les gens prennent position. On se respecte, on fait une campagne d'idées et les militants participent. Chaque fois, on en est sorti plus fort. Ça ne m'inquiète pas.»
Le doyen des députés à l'Assemblée nationale, François Gendron, a reconnu qu'il ne s'attendait pas avant la campagne à être assermenté à titre de député de l'opposition. Selon lui, l'analyse des événements doit être approfondie avant le déclenchement de la course.
Parrain de la Charte des valeurs, Bernard Drainville a insisté sur l'importance pour le PQ de se retrousser les manches et d'assumer son rôle d'opposition officielle avec sérieux. «Les deux dernières semaines ont été assez difficiles, mais peu à peu, tu te fais à l'idée que tu as un nouveau travail à faire, a-t-il reconnu.  On aurait souhaité un autre résultat. Mais tu ne peux pas juste ruminer sur ce que ça aurait dû être ou pu être. Il faut que tu te mettes dans un état d'esprit le plus constructif possible.»
Lors de la prestation du serment, la plupart des députés péquistes insistent sur la portion qui porte sur la «loyauté au peuple du Québec, et déclament rapidement leur promesse d'être «fidèle et de porter vraie allégeance à la reine Élisabeth II».