La députée péquiste Martine Ouellet prendra part à titre d'observatrice au conseil du Bloc, à Boucherville.

Ouellet souhaite une course rapide au Bloc Québécois

Toujours en réflexion, la députée péquiste Martine Ouellet participera au Conseil général du Bloc québécois du 4 février où seront adoptées les modalités de la course à la chefferie.
La députée de Vachon prendra part à titre d'observatrice au conseil du Bloc, à Boucherville. Mais elle ne cache pas qu'elle a un penchant pour l'élection rapide d'un nouveau chef à la tête de la formation souverainiste à Ottawa. 
«C'est un élément important dans la réflexion, affirme-t-elle au Soleil. Un parti politique qui passe les trois quarts de son mandat sans chef s'affaiblit. Il faut pouvoir rivaliser avec le NPD ou le Parti conservateur qui vont se doter d'un chef en 2017. Il ne faut pas que le Bloc s'affaiblisse en retardant la nomination d'un ou d'une chef.»
Elle prévoit toujours dévoiler ses intentions quant à une participation à la course avant la reprise des travaux parlementaires à Québec, le 7 février. Mme Ouellet maintient qu'il n'y aurait aucun problème à ce qu'elle occupe à la fois son poste de députée de Vachon à Québec et celui de chef du Bloc à Ottawa. 
«Il ne faut pas inventer de problème là où il n'y en a pas, dit-elle. Il n'y a pas de conflit d'intérêts, pas de problème d'éthique. C'est sûr que la chefferie d'un parti est une tâche supplémentaire. Mais c'est la même chose pour François Legault, Jean-François Lisée, Françoise David ou Philippe Couillard. [...] Je n'ai pas peur de l'ouvrage.»
Les premiers jalons
Au cours de la fin de semaine, lors du conseil national du PQ, à Québec, Mme Ouellet placera les premiers jalons de son exercice «Les 50+1 réponses pour l'indépendance». Il s'agit d'offrir des explications vulgarisées aux questions que se posent les Québécois quant aux implications de la souveraineté : monnaie, armée, passeport, etc. Une démarche qui se veut «ouverte», dit Mme Ouellet, qui souhaite que les autres organisations indépendantistes et la population y prennent part. Elle souhaite rapidement être en mesure de fournir les premières réponses qui devraient être dévoilées à raison d'une par semaine. Mme Ouellet ne craint pas que l'exercice fournisse du grain à moudre à ses adversaires politiques. 
«C'est exactement le contraire, dit-elle. Il faut répondre aux questions que les gens se posent. Je pense qu'on va pouvoir démontrer qu'on est bon.»