Si elle est élue à la tête du Bloc québécois, la députée péquiste Martine Ouellet continuerait à siéger à l'Assemblée nationale, mais comme indépendante, jusqu'aux élections fédérales de 2019. 

Ouellet se lancera dans la course à la chefferie du Bloc

Martine Ouellet a pris sa décision. Elle tentera sa chance à la chefferie du Bloc québécois si les modalités de la course, surtout sa tenue en 2017, la satisfont.
Officiellement, la députée péquiste de Vachon «poursuit sa réflexion», nous indique son porte-parole, Louis-Philippe Dubois. «Elle continue ses consultations auprès des différents acteurs du Bloc québécois», ajoute-t-il. 
Une source nous assure que son choix est maintenant bien arrêté. Dans la mesure où les bloquistes optent pour une course rapide lors de leur conseil général du 4 février, à Boucherville, Mme Ouellet sera sur la ligne de départ.
Lors du Conseil national du Parti québécois, à la mi-janvier, Martine Ouellet n'a pas caché son intérêt pour le poste. Elle disait aussi que le moment de la course serait déterminant dans sa réflexion. Selon elle, pour que le Bloc puisse rivaliser avec les autres formations d'ici 2019, aux prochaines élections, il doit se doter d'un nouveau leader le plus rapidement possible. 
Lors du conseil général du Bloc, samedi prochain, l'un de ses députés, Luc Thériault, devrait déposer une proposition afin que la course soit reportée à 2018. Mme Ouellet «sera présente comme observatrice» lors du conseil général, rappelle son porte-parole. 
Celle qui a pris part à deux courses à la direction au PQ a déjà reçu l'appui d'une cinquantaine de membres du Bloc québécois. Elle a transmis lundi une nouvelle lettre d'appuis d'une douzaine d'indépendantistes, dont Denis Monière, de la Ligue d'Action nationale, l'ex-député péquiste Gilbert Paquette et Pierre Dubuc, directeur de L'Aut'journal.
Indépendante
La députée de Vachon envisage toujours de conserver son siège à Québec à titre d'indépendante si elle remporte la chefferie bloquiste. Outre qu'aucune règle ne l'interdit, elle y voit plusieurs avantages, comme celui de pouvoir intervenir fréquemment sur les dossiers fédéraux qui touchent le Québec. Le commissaire à l'éthique et à la déontologie a donné son feu vert à ce cumul de fonctions, mais a souligné que «les risques de conflits dans l'exercice de ces deux fonctions sont sérieux». 
Son collègue député péquiste d'Abitibi-Ouest, François Gendron, doyen de l'Assemblée nationale, a évoqué son malaise par rapport à cette option. À son avis, un député devrait se dévouer entièrement à servir les citoyens qui l'ont élu.
Les députés de l'aile parlementaire péquiste se réunissent mardi et mercredi en caucus présessionnel à Montréal.