La critique du Parti québécois en matière de transport, Martine Ouellet.

Ouellet déplore «l'ambiguïté» de Cloutier et Hivon

Défavorable à l'idée d'écarter un référendum avant 2022, Martine Ouellet salue quand même la clarté de la proposition de Jean-François Lisée par rapport à celle des autres aspirants-chefs.
La candidate pressentie est «complètement en désaccord» avec le constat de M. Lisée sur la capacité du PQ à atteindre un niveau de préparation suffisant pour promettre un référendum en 2018. Mais cette proposition «a l'avantage d'être très claire», dit-elle. 
Ce qui n'est pas du tout le cas de celles évoquées par les deux autres candidats déclarés, Alexandre Cloutier et Véronique Hivon, selon elle. Tous les deux promettent de dévoiler ouvertement leur stratégie référendaire, mais uniquement avant l'élection de 2018.
«Ils ont la même position ambiguë», a indiqué Mme Ouellet au Soleil.
«On se rappellera qu'Alexandre était ministre de la Gouvernance souverainiste, a noté Mme Ouellet. Il est dans cette continuité, dans les conditions gagnantes. Moi, je crois que l'ambigüité, ce n'est pas la solution. Ça prend des idées claires.»
La députée de Vachon croit, contrairement M. Lisée, qu'il est possible d'accomplir le travail de préparation à un référendum à l'intérieur des années d'un premier mandat. «Je suis en désaccord (avec la position de M. Lisée) parce que c'est la même position que Pauline Marois lors de l'élection de 2014, a affirmé Mme Ouellet. Et ça a été un échec retentissant.»
Selon elle, le PQ ne «part pas de zéro» et la première moitié du mandat peut également servir à la préparation référendaire.
Lors de la dernière course, Mme Ouellet s'était positionnée comme la candidate pressée. Elle promet de clarifier ses intentions au sujet de la présente course à la direction du PQ au cours des «prochains jours». 
M. Lisée a confirmé sa candidature à la chefferie péquiste lundi matin.