Des soldats canadiens participaient à une opération à bord d'un véhicule blindé léger dans le district de Panjwai, en Afghanistan, le 26 novembre 2006.

Ottawa se penche sur l'utilisation de blindés canadiens en Arabie Saoudite

Le gouvernement fédéral dit se pencher sur des informations selon lesquelles l'Arabie Saoudite emploie des véhicules blindés faits au Canada dans le cadre d'affrontements avec des dissidents.
Le quotidien The Globe and Mail rapportait vendredi que, selon des experts ayant examiné des images de récents combats, l'Arabie Saoudite se sert de véhicules blindés canadiens contre des militants de la minorité chiite.
Dans une déclaration par courriel, Affaires mondiales Canada a réaffirmé qu'Ottawa s'attend à ce que les utilisateurs d'exportations canadiennes respectent les conditions prévues dans les licences.
«Si l'on découvre que des exportations canadiennes ont été utilisées pour commettre de sérieuses violations des droits de la personne, la ministre [Chrystia Freeland] interviendra», a-t-on écrit.
«L'utilisation finale et l'utilisateur final des exportations, de même que la stabilité régionale et les droits de la personne, sont des considérations essentielles dans l'autorisation de licences pour l'exportation de biens militaires du Canada.»
L'an dernier, la décision du gouvernement de Justin Trudeau d'honorer un contrat entre le royaume et une entreprise ontarienne avait soulevé un tollé.
On réclamait la résiliation de ce contrat d'une valeur de 15 milliards $, conclu sous Stephen Harper, en raison des violations des droits de la personne reprochées au régime saoudien.
Le ministre des Affaires étrangères de l'époque, Stéphane Dion, s'était dit incapable d'empêcher les exportations d'équipement canadien sans preuve qu'il serait employé à mauvais escient.