Doug Ford affirme vouloir donner une voix aux «contribuables de cette province qui travaillent fort, des gens qui ont été ignorés pendant bien trop longtemps».

Ontario: Doug Ford se présente en «sauveur» chez les conservateurs

Doug Ford, frère de l’ancien maire de Toronto Rob Ford, s’est lancé dans la course à la direction du Parti progressiste-conservateur de l’Ontario, lundi, alors que la formation est empêtrée dans de nouvelles allégations d’inconduite sexuelle qui visent cette fois l’ex-président du parti.

Doug Ford, qui était auparavant conseiller municipal à Toronto, a annoncé qu’il se portait candidat pour sauver le parti de ce qu’il a appelé les «élites» politiques. Lors d’une conférence de presse dans sa résidence de l’ouest de la métropole ontarienne, M. Ford a soutenu que «les élites de ce parti» ne voulaient pas de lui dans la course.

Il a affirmé qu’il voulait donner une voix aux «contribuables de cette province qui travaillent fort, des gens qui ont été ignorés pendant bien trop longtemps». Selon lui, il s’agit d’une «phase critique» pour le parti, pour les Ontariens et pour l’avenir de la province.

Les cadres du Parti progressiste-conservateur ont annoncé vendredi dernier qu’il y aurait une course à la direction pour remplacer l’ancien chef Patrick Brown, qui avait démissionné pendant la nuit après avoir fait l’objet d’allégations d’inconduite sexuelle, qu’il nie catégoriquement. Les membres du caucus avaient plutôt recommandé qu’un chef intérimaire, le député Vic Fedeli, dirige le parti jusqu’aux élections provinciales en juin.

Le parti s’est retrouvé devant une nouvelle controverse, lundi, lorsque son président, Rick Dykstra, a démissionné abruptement alors que le magazine «Maclean’s» affirmait qu’il aurait commis une agression sexuelle contre une jeune employée du parti en 2014, à l’époque où il était député.

Ces allégations n’ont pas été vérifiées par La Presse canadienne ni examinées par un tribunal, et M. Dykstra n’a pas répondu à une demande de commentaires à ce sujet.

Le chef intérimaire, Vic Fedeli, s’est dit choqué et dégoûté par les allégations visant M. Dykstra, ajoutant qu’il les prenait très au sérieux. Il a assuré qu’il prendrait des mesures pour s’assurer que le parti est un milieu de travail sécuritaire pour les membres et les employés.

Rick Dykstra a annoncé sa démission sur Twitter dimanche soir, quelques heures après la publication du reportage de «Maclean’s». Il n’a pas fait référence aux allégations mais selon le magazine, M. Dykstra a déclaré qu’il avait l’intention d’y répondre.

Selon «MacLean’s», l’employée aurait signalé l’incident à la police d’Ottawa en 2014, en affirmant avoir été agressée sexuellement par M. Dykstra chez lui, après une réception. Le magazine ajoute que de hauts responsables du Parti conservateur fédéral étaient au courant des allégations mais ont quand même décidé de lui permettre d’être candidat aux élections générales de 2015, dans la circonscription de St.Catharines. M. Dykstra a finalement été défait et il est plus tard devenu président du Parti progressiste-conservateur de l’Ontario.