Nouveau front commun des syndicats

Une semaine après l'irruption de Pierre Karl Péladeau dans la campagne électorale, les grands syndicats québécois annonceront dimanche qu'ils reforment un front commun en vue de renégocier les conventions collectives des secteurs public et parapublic.
La table sera en quelque sorte dressée au cours des prochaines heures. Les actuels contrats de travail seront échus le 31 mars 2015.
Quelque 400 000 salariés seront représentés par cette alliance. Les négociations avec le prochain gouvernement du Québec débuteront en octobre. C'est ce que prévoit la loi.
À court terme, cette nouvelle série de négos à venir pourrait s'imposer comme l'un des sujets de discussion de la campagne électorale.
Le nouveau front commun réunit le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, la Centrale des syndicats du Québec, la Confédération des syndicats nationaux, ainsi que la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec.
Un pacte de non-maraudage entre les organisations a été scellé, ce qui ne s'est pas souvent vu.
Faire leur part
Le mois dernier, le ministre des Finances du Québec, Nicolas Marceau, a prévenu les employés de l'État qu'ils devront faire leur part pour contribuer à l'atteinte du «déficit zéro» dans deux ans. Ils devront tenir compte «de la capacité de payer des contribuables», a-t-il dit.
Le ministre a évoqué une formule d'augmentations salariales qui pourrait être en partie liée à la croissance économique.
Une telle formule a d'ailleurs été inscrite au coeur des derniers contrats de travail signés par les syndicats et le gouvernement de Jean Charest. Monique Gagnon-Tremblay dirigeait alors le Conseil du trésor.
Le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec et la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec auraient décidé de faire bande à part. Ils estiment avoir des revendications particulières à faire valoir et pensent obtenir davantage de leur côté qu'en étant regroupés au sein d'une alliance élargie, doit-on comprendre.
Plusieurs personnes oeuvrant auprès de ministres sortants du gouvernement Marois, et du Parti québécois pendant cette campagne, travaillaient au sein du précédent front commun syndical.