Le gouvernement progressiste conservateur de Blaine Higgs a prêté serment vendredi au Nouveau-Brunswick.

Nouveau-Brunswick: le nouveau gouvernement conservateur assermenté

FREDERICTON — Le nouveau gouvernement conservateur du Nouveau-Brunswick a prêté serment vendredi, avec un cabinet de 17 ministres composé de quatre femmes et du seul député francophone du parti élu il y a un mois et demi — nommé vice-premier ministre.

Assermenté à titre de 34e premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, qui dirigera un gouvernement minoritaire, a demandé l'aide de tous les citoyens pour résoudre les problèmes de la province. «Je demande humblement à chacun d'entre vous de m'aider à assumer cette responsabilité, a-t-il déclaré vendredi. Cela ne peut être accompli seul.» À l'âge de 64 ans, M. Higgs devient le premier ministre le plus âgé dans l'histoire de cette province qui a toujours choisi de jeunes dirigeants.

Une semaine après le renversement du gouvernement libéral de Brian Gallant lors d'un vote de confiance en Chambre, M. Higgs a lancé aux députés de l'opposition un appel à la collaboration, dans l'intérêt supérieur des citoyens du Nouveau-Brunswick.

Unilingue anglophone, M. Higgs a nommé Robert Gauvin, député de Shippagan-Lamèque-Miscou et seul élu conservateur dans le nord du Nouveau-Brunswick, aux postes de vice-premier ministre, ministre du Tourisme, de la Culture et du Patrimoine, ainsi que ministre responsable de la Francophonie.

Le cabinet Higgs compte par ailleurs quatre femmes, dont la recrue Andrea Anderson-Mason, qui devient ministre de la Justice et Procureure générale de la province, et ministre responsable de la Société de développement régional. Greg Thompson, un vieux routier de la politique, qui a été député conservateur fédéral de 1997 à 2011, devient ministre des Affaires intergouvernementales.

Ted Flemming fait un retour au cabinet en tant que ministre de la Santé - un portefeuille qu'il avait détenu en 2012 dans l'ancien gouvernement conservateur de David Alward. Dominic Cardy, ancien chef néo-démocrate de la province, qui s'est présenté pour les conservateurs aux élections de septembre, a été nommé ministre de l'Éducation et du Développement de la petite enfance.

Appel à la collaboration

Le premier ministre Higgs a lancé un défi à ses nouveaux ministres. «Vous êtes le premier cabinet d'une nouvelle ère au gouvernement, une ère qui apportera des changements à notre province, des changements positifs qui nous permettront de nous remettre sur la voie du redressement, une ère où la collaboration est plus importante que la victoire dans un débat», a-t-il déclaré.

Les 49 sièges de l'Assemblée législative sont occupés par 22 conservateurs, 21 libéraux, trois députés du Parti vert et trois autres de l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, qui détiennent la balance du pouvoir. Les trois députés de l'Alliance se sont engagés à soutenir le gouvernement conservateur lors des votes de confiance pendant au moins 18 mois, mais ils n'ont signé aucun accord officiel de coalition.

M. Gallant, quant à lui, n'a pas encore décidé s'il resterait chef du Parti libéral et chef de l'opposition officielle, mais il a promis d'annoncer rapidement sa décision. Il a par ailleurs indiqué que quoiqu'il arrive, il demeurerait député de Baie-de-Shédiac-Dieppe.

«Je pense que je peux être un chef de l'opposition efficace, a-t-il indiqué vendredi. Je pense vraiment que nous pourrions poursuivre sur notre lancée si jamais nous pouvions gouverner à nouveau.»

M. Gallant entretient par ailleurs des liens étroits avec des joueurs clés du Parti libéral fédéral, notamment son ami Dominic LeBlanc, ministre des Affaires intergouvernementales, du Nord et du Commerce intérieur. Il soutient toutefois qu'il n'a pas l'intention de se lancer en politique fédérale à l'occasion des élections d'octobre.