Désigné chef intérimaire du Parti québécois, Pascal Bérubé (au centre) a reçu l’appui unanime de ses collègues du caucus.

«Nous ne renoncerons pas», dit Pascal Bérubé, nommé chef intérimaire du PQ

«Nous ne renoncerons pas au rêve de jeunesse du Parti québécois», a déclaré le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, après avoir été désigné chef intérimaire de la formation. Il sera le vis-à-vis péquiste du premier ministre François Legault.

Pascal Bérubé a reçu le soutien unanime de ses huit collègues du caucus. De l’avis général, il a une solide expérience pour assumer cette fonction. Il a, entre autres, été leader parlementaire du Parti québécois (PQ) à l’Assemblée nationale ces dernières années.

La semaine dernière, plusieurs avaient eu l’impression que personne au Parti québécois ne souhaitait prendre le poste de chef intérimaire, parmi ceux possédant une expérience évidente pour l’occuper.

Certains avaient le sentiment que les Véronique Hivon, Sylvain Gaudreault et Pascal Bérubé préféraient, chacun de leur côté, que ce soit quelqu’un d’autre. Aucun ne semblait avoir envie de se sacrifier pour l’intérim, et ce, afin de mieux préserver ses chances pour le poste de «vrai» chef.

Celui-ci, le «vrai» chef, sera élu ultérieurement par les membres du parti.

Rien ne presse, a insisté Pascal Bérubé, mardi, puisque la Coalition avenir Québec sera au pouvoir au moins jusqu’au 3 octobre 2022. «La précipitation serait mauvaise conseillère», a-t-il dit.

«Nous avons beaucoup de choses à passer en revue», a reconnu d’emblée le chef intérimaire. Mais «l’histoire se poursuit».

Elle «n’est jamais écrite d’avance. À nous, maintenant, fiduciaires de ce grand héritage, de cette grande formation politique, de continuer à écrire les prochains chapitres».

Âgé de 43 ans, Pascal Bérubé sera le cadet des chefs à l’Assemblée nationale. Il s’est décrit comme un «joueur d’équipe».

Jean-François Lisée

La désignation d’un chef intérimaire au Parti québécois a été rendue nécessaire par le départ forcé de Jean-François Lisée après sa défaite électorale dans la circonscription de Rosemont au profit du solidaire Vincent Marissal.

Lundi soir dernier, le PQ n’a pu faire élire que neuf députés, alors que 30 avaient trouvé un fauteuil au Salon bleu de l’Assemblée nationale en avril 2014. Le parti espère que les recomptages électoraux en cours ou à venir dans trois circonscriptions lui permettront de gagner deux élus de plus.

Le chiffre magique pour être reconnu comme «groupe parlementaire» à l’Assemblée nationale est 12, mais tout peut se négocier entre élus, y compris cette reconnaissance ou l’octroi de moyens supplémentaires. La Coalition avenir Québec paraît disposée à en accorder au Parti québécois, ainsi qu’à Québec solidaire.

Pied de nez?

Pied de nez du calendrier? Le Parti québécois aura 50 ans jeudi. Inutile de dire que le cœur n’y est pas à la fête.

La direction de la formation fondée par René Lévesque n’a prévu aucune célébration à court terme. Elle explique avoir été accaparée par la campagne électorale.