«Le CSPQ va continuer à être médiocre pour encore un bon bout de temps», prédit le député caquiste Éric Caire.

Nomination au CSPQ: les libéraux «cultivent l'échec», critique Caire

Le gouvernement libéral «cultive l'échec» au Centre des services partagés du Québec (CSPQ) en nommant à sa tête un homme associé à «l'un des plus grands fiascos informatiques du Québec», estime le caquiste Éric Caire.
La nomination de Roger Paquet à titre de président-directeur général par intérim du CSPQ, cette semaine, n'a rien de très rassurant pour le député de La Peltrie. Son seul fait d'armes en matière informatique, dit-il, est d'avoir été sous-ministre à la Santé lorsque le Dossier Santé Québec (DSQ) a été lancé. 
En 2006, lorsque le DSQ a démarré, sa mise en place devait coûter 550 millions $ et il devait être terminé en 2010. L'échéancier est aujourd'hui fixé à 2021 et la facture est estimée à 1,6 milliard $. Le Vérificateur général a constaté à plus d'une reprise l'échec de l'informatisation de la santé. 
«C'est ce gars-là qu'on appelle à l'aide pour essayer de garder à flots un bateau qui coule?» s'indigne le député caquiste, porte-parole en matière d'efficacité de l'administration publique. «Je suis désolé, mais c'est la chronique d'un échec annoncé.»
Le gouvernement a annoncé la nomination de M. Paquet pour succéder à Christian Goulet seulement trois mois après que celui-ci soit entré en poste. Ce dernier s'est retiré en raison de vérifications de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) au sujet de gestes d'anciens cadres et hauts dirigeants du CSPQ, en 2015, au moment où il était responsable des ventes chez Bell Canada. Sa nomination à la tête d'une organisation qui octroie chaque année des contrats de dizaines de millions à Bell a été défendue par le président du Conseil du trésor, Pierre Moreau, en avril.
«Le CSPQ est une organisation cliniquement morte, et ce que le gouvernement libéral fait, c'est de l'acharnement thérapeutique avec des gens qui n'ont aucune connaissance médicale», illustre le député caquiste. M. Caire note que le vérificateur général a constaté à répétition des lacunes au CSPQ, mandaté de faire des achats regroupés de biens et de services pour les organismes publics. 
La CAQ prône l'abolition du CSPQ, son remplacement par un centre d'excellence en technologie de l'information dans un rôle-conseil au gouvernement, et la prise en charge des achats regroupés par le Conseil du trésor. 
«Le CSPQ va continuer à être médiocre pour encore un bon bout de temps», prédit M. Caire.