Depuis qu'il est chef, Jean-François Lisée a préféré souligner le Nouvel An chinois, le Nouvel An vietnamien, des fêtes nationales, des événements culturels, a-t-il noté. Même la fête du Canada.

Noël et Pâques ont perdu leur caractère religieux pour Lisée

Le chef péquiste Jean-François Lisée maintient que les politiciens devraient éviter de souligner les fêtes religieuses, sauf Pâques et Noël, qui sont devenus pour plusieurs de simples jours fériés.
Pendant la course à la direction du PQ, l'an dernier, M. Lisée s'est interrogé sur un gazouillis de son concurrent, Alexandre Cloutier, soulignant la fin du Ramadan. Il déplorait que les convictions des athées ou des non-croyants ne bénéficient pas du même genre de reconnaissance.
Après sa victoire, M. Lisée a dit vouloir trouver un «point d'équilibre» entre sa position identitaire et celle de M. Cloutier. Mais il n'a pas changé d'idée sur les fêtes religieuses. 
«Je veux parler à la diversité non à travers leurs religions, mais à travers leurs cultures», a indiqué M. Lisée, jeudi. [...] «Je pense que la religion divise, la culture unit.» 
Depuis qu'il est chef, il a préféré souligner le Nouvel An chinois, le Nouvel An vietnamien, des fêtes nationales, des événements culturels, a-t-il noté. Même la fête du Canada.
Toutefois, Pâques et Noël ne peuvent être placés dans la catégorie des fêtes religieuses qu'il est préférable de passer sous silence pour le chef péquiste. Elles découlent du patrimoine chrétien, mais «leur célébration a perdu son caractère religieux», écrivait-il l'été dernier. 
Récupération
«Comme vous le savez, la chrétienté a récupéré avec Noël et Pâques, des fêtes païennes qui lui préexistaient», a réitéré M. Lisée, jeudi. 
«Ce qui est dans notre calendrier civil, qui vient du calendrier romain, c'est-à-dire Noël et Pâques, je le souligne», a-t-il ajouté.