Le premier ministre Philippe Couillard (droite) en compagnie du gouverneur du Massachusetts, Deval Patrick

New Hampshire: Couillard rappelle les capacités d'exportations d'Hydro-Québec

À ses homologues des États de la Nouvelle-Angleterre qui ont vu leurs dépenses en énergie exploser l'hiver dernier, le premier ministre Philippe Couillard a rappelé que le Québec est disposé à les approvisionner en hydroélectricité.
M. Couillard leur a cependant déclaré que les représentants québécois ne s'immisceront pas dans le débat en cours sur la construction de nouvelles lignes de transport, qui suscite l'opposition, notamment au New Hampshire, où il participe à une conférence.
À l'ouverture lundi d'une réunion des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l'Est du Canada, le gouverneur du Connecticut, Dannel Malloy, a mis la table pour M. Couillard.
Les dépenses supplémentaires causées par les températures glaciales de l'hiver dernier sont équivalentes au coût de construction de deux lignes de transport d'hydro-électricité, a dit M. Malloy dans une salle de l'hôtel où se déroule l'événement dans les Montagnes Blanches.
Au New Hampshire, le projet de ligne Northern Pass aurait une capacité de transport de 1200 MW et coûterait 1,4 milliard $ US pour relier le Québec au New Hampshire.
Présent à Breton Woods, le président-directeur général d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, a affirmé que malgré les réticences envers ce projet, exprimées notamment par la gouverneure de l'État du New Hampshire, Maggie Hassan, beaucoup de progrès ont été accomplis au cours des derniers mois.
Tout comme le Vermont l'a fait avant, le Rhode Island et le Connecticut ont voté des lois qui reconnaissent le caractère renouvelable de l'hydro-électricité, une étape vers laquelle le Massachusetts s'est engagé et qui facilite l'achat de l'électricité québécoise.
«Il y a clairement une avancée que l'on voit au niveau de la reconnaissance de la grande hydraulique, a dit M. Vandal. Il y a un besoin réel, le gouverneur du Connecticut le mentionnait à quel point le dernier hiver a été coûteux dans la Nouvelle-Angleterre parce qu'ils étaient à la limite de leurs infrastructures. Ils ont besoin d'infrastructures.»
Le premier ministre de Terre-Neuve et Labrador, Tom Marshall, était également présent pour faire valoir le potentiel d'exportation du projet de Muskrat Falls, en construction, dont les éventuelles exportations dépendent aussi de la construction d'une ligne de transport entre la Nouvelle-Écose et le Maine.