Le député Maxime Bernier

Maxime Bernier et Daniel Petit à la réunion du Réseau Liberté-Québec

Deux députés du gouvernement conservateur de Stephen Harper seront du rassemblement que tiendra, à Montréal, le Réseau Liberté-Québec. Maxime Bernier et Daniel Petit ont confirmé leur présence, rapporte Éric Duhaime, un des animateurs du mouvement inspiré par les idées de droite.
Deux députés du gouvernement conservateur de Stephen Harper seront du rassemblement que tiendra, à Montréal, le Réseau Liberté-Québec. Maxime Bernier et Daniel Petit ont confirmé leur présence, rapporte Éric Duhaime, un des animateurs du mouvement inspiré par les idées de droite.
Joint récemment, M. Duhaime a précisé que les deux hommes seront du rassemblement, tenu le 16 avril, à titre de simples participants, comme ce sera le cas pour le chef de l'Action démocratique du Québec (ADQ), Gérard Deltell. Aucun ne prononcera de discours, comme l'avaient fait MM. Bernier et Deltell, en octobre, lors du premier rassemblement, à Québec.
Selon Éric Duhaime, d'autres élus du Parti conservateur du Canada seront de la réunion qui se veut pour les partisans des idées de la droite économique et identitaire. Des sénateurs conservateurs devraient aussi se pointer. Dans un cas comme dans l'autre, le cofondateur de Réseau Liberté-Québec ne peut encore dévoiler de noms.
Les confirmations tombent au moment où s'accentuent les rumeurs d'élections fédérales imminentes. En fait, si celles-ci se matérialisent au lendemain du dépôt du budget fédéral, les conservateurs devraient faire faux bond.
Il n'a pas été possible de s'entretenir avec le député Daniel Petit (Charlesbourg-Haute-Saint-Charles). Mais son conseiller politique Gilles Dion a laissé entendre que s'il y a appel aux urnes, M. Petit «n'y sera pas. C'est certain, il va s'occuper de son comté».
M. Duhaime n'en considère pas moins les inscriptions de députés de Stephen Harper comme un message significatif. Après tout, a-t-il suggéré, ce sera «une réunion de gens qui veulent moins de gouvernement».
Le cofondateur du Réseau
Liberté-Québec n'a pas caché que le colloque apparaît aussi comme un test pour les idées que véhicule son groupe. L'ADQ, qui occupe le même spectre politique, n'a jamais réussi à prendre pied sur l'île de Montréal, où elle a encaissé de spectaculaires défaites. L'Action démocratique n'a pu retenir les gains effectués, lors des élections québécoises de 2007.
M. Duhaime, qui a fait partie du personnel politique adéquiste à l'époque où la formation était dirigée par Mario Dumont, estime que les choses ont commencé à bouger. Le «climat médiatique change», a-t-il commenté, notamment «avec l'arrivée de chroniqueurs qui se définissent plus à droite qu'au centre».
Le Réseau Liberté-Québec vise à attirer 500 personnes à son rassemblement. Parmi les conférenciers annoncés se trouve Danielle Smith, chef d'un parti albertain fondé en 2008. Le Wildrose Alliance a fait élire quatre députés et s'affiche comme une force politique montante. Mme Smith, une libertarienne, traitera de la question des ressources naturelles.