Le député de Beauce Maxime Bernier est l'un des 14 candidats à briguer la direction conservatrice. Le successeur de Stephen Harper à la barre du parti sera connu le 27 mai prochain.

Maxime Bernier accuse les libéraux de l'espionner aux frais des contribuables

Maxime Bernier accuse les libéraux de l'espionner aux frais des contribuables. C'est ce que le candidat à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC) a écrit dans un courriel envoyé mardi à ses partisans, puis dans une entrée publiée sur son compte Facebook.
Selon ce qu'il a signalé dans ce message intitulé «Espionnage libéral», un employé du bureau de recherche libéral a été dépêché à certains événements de sa campagne à la chefferie.
La pratique n'a rien de nouveau ou d'étonnant: les partis envoient régulièrement des «trackers» épier leurs adversaires politiques, en espérant évidemment qu'ils commettent des bourdes.
Mais le problème, dans ce cas, est que les bureaux de recherche des partis sont des entités dont les budgets sont assurés par la Chambre des communes, donc financés par les contribuables.
Or, comme cet aspect concerne le volet partisan, il devrait être financé à même les coffres du parti, et non avec les budgets parlementaires.
C'est cela qui a dérangé le candidat de Beauce.
«Vous payez son salaire avec vos impôts», a-t-il écrit dans sa missive.
Le directeur de sa campagne, Maxime Hupé, a soutenu que l'employé a assisté à «toutes (les) annonces» faites par le candidat à la direction dans une salle du parlement prévue à cet effet.
L'employé du bureau de recherche, que l'équipe de campagne du député de Beauce a demandé de ne pas identifier, n'a pas donné suite aux demandes d'entrevue de La Presse canadienne.
Un porte-parole de Justin Trudeau - les bureaux de recherche sont ultimement sous la responsabilité du chef de chaque parti - a confirmé que l'homme était bel et bien un employé parlementaire.
Aucune réaction additionnelle n'avait cependant été offerte par le bureau du premier ministre, mardi en début d'après-midi.