Une manifestation contre l'austérité d'une heure s'est tenue en fin d'après-midi jeudi devant l'Assemblée nationale, à Québec.

Manif contre l'austérité: l'ASSÉ promet des actions dérangeantes

La manifestation d'une heure qui s'est tenue en fin d'après-midi jeudi devant l'Assemblée nationale, à Québec, ne serait qu'un pâle prélude de ce qui attend le gouvernement ce printemps.
En point de presse, les représentants syndicaux, communautaires et étudiants ont souligné qu'ils étaient «chargés à bloc» après avoir discuté toute la journée au Centre des congrès des moyens qu'ils comptaient mettre en oeuvre pour freiner les politiques d'austérité du gouvernement Couillard.
Daniel Boyer, président de la FTQ, a parlé de «moment historique». Camille Godbout, porte-parole de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), a quant à elle affirmé que des actions dérangeantes seraient posées dans la semaine du 23 au 27 février. Celles-ci viseraient des «symboles forts» de l'économie et de la politique au Québec. Lorsqu'un journaliste a demandé à Mme Godbout si le groupe envisage de nuire à la population, par exemple en bloquant un pont, elle a répondu: «À l'ASSÉ, on ne met aucun moyen de pression de côté.»
Rien de tout cela n'a toutefois transparu à la manifestation d'hier du collectif Refusons l'austérité, qui s'est déroulée dans une ambiance calme et bon enfant. Un peu moins de 1000 personnes se sont rassemblées pour écouter les blagues politiques de Christian Vanasse, du groupe Les Zapartistes.
Martin Coiteux prend de l'avance
Le président du Conseil du Trésor Martin Coiteux s'est quant à lui adressé aux manifestants lors d'un point de presse, une trentaine de minutes avant qu'ils ne mettent le pied dehors. Il a souligné que ce n'était pas de «gaité de coeur» que son gouvernement procédait à des coupes, mais qu'il fallait absolument «briser notre cycle anti-prospérité.»
Ce à quoi Daniel Voyer de la FTQ a répliqué: «On la cherche la prospérité de ce gouvernement-là.»