Les délégués de Québec solidaire sont réunis en congrès, en fin de semaine.

L'ultimatum de Lisée ne fera pas «dérailler» la réflexion de QS

Qu'importe l'impatience de Jean-François Lisée, les membres de Québec solidaire poursuivent leur réflexion sur la convergence. Et l'ultimatum du chef péquiste n'y changera rien.
«Ce n'est pas un ultimatum provenant de l'externe qui fera dérailler notre processus démocratique», a réagi le secrétaire général de Québec solidaire, Gaétan Châteauneuf dans un communiqué publié vendredi après-midi.
«Le processus démocratique interne va bon train. Nous avons tenu un grand débat national au mois d'avril. Depuis, nos associations locales et régionales poursuivent la discussion et prennent position concernant l'option qu'elles défendront au congrès. Il faut respecter notre processus démocratique interne qui est transparent et connu depuis plusieurs mois», a-t-il poursuivi.
Le congrès de Québec solidaire se déroulera du 19 au 22 mai.
Jeudi, Jean-François Lisée a servi un ultimatum à Québec solidaire: si la formation ne dit pas oui à des pourparlers sur la convergence dans deux semaines, son parti passera à autre chose.
Pour M. Lisée, il sera tout simplement trop tard si QS reporte sa décision à l'automne. «Nous, on souhaite que Québec solidaire adopte une position qui nous permettra de commencer immédiatement la négociation. S'ils disent non, ça va être réglé», a dit M. Lisée jeudi à l'Assemblée nationale.
Une option, reconnaît Gaétan Châteauneuf, «propose effectivement de décider à l'automne si d'éventuelles négociations pourront avoir lieu avec le Parti québécois, soit après qu'aient été prises les décisions programmatiques du PQ à son congrès de septembre», peut-on lire dans la réplique écrite à M. Lisée.
«Toutes les options sur la table sont valables et les militants et militantes solidaires qui appuient chacune de ces options avancent des arguments pertinents. Peu importe l'option retenue, je suis certain que nos membres feront le meilleur choix dans l'intérêt du Québec et pour faire avancer les idées progressistes et le projet de souveraineté», a poursuivi le secrétaire général de Québec solidaire.
«Ce n'est pas un ultimatum provenant de l'externe qui fera dérailler notre processus démocratique.»