«Les citoyens de Louis-Hébert ont eu leur dose de manque de transparence dans les dernières semaines et les dernières années avec les libéraux», a dit Geneviève Guilbault, dimanche.

Louis-Hébert: une candidate de «l'intégrité» pour la CAQ

La Coalition avenir Québec (CAQ) change de visage dans Louis-Hébert. Après le départ de Normand Sauvageau la semaine dernière, le parti lance carrément une «nouvelle campagne», témoigne la nouvelle candidate caquiste, Geneviève Guilbault. À preuve, l'ancien slogan «Le vrai changement commence ici» est remplacé par un autre qui laisse peu de place à l'interprétation : «Intègre».
Geneviève Guilbault mise sur l'intégrité comme thématique première de sa campagne. Celle qui avoue ne pas être restée indifférente face aux événements des derniers jours reconnaît plutôt que ceux-ci l'ont confortée dans sa décision de joindre les rangs de la CAQ et de se lancer dans la course. 
Mme Guilbault félicite son chef, François Legault, pour sa rapidité d'exécution à montrer la porte à l'ancien candidat Normand Sauvageau, dont le départ à la retraite aurait été précipité pour des raisons nébuleuses. 
«Je suis fière de mon chef et de mon parti qui ont agi très rapidement et ça prouve que les questions d'intégrité sont non négociables. [...] Les citoyens de Louis-Hébert ont eu leur dose de manque de transparence dans les dernières semaines et les dernières années avec les libéraux», a dit la candidate, dimanche, lors du lancement de sa campagne. 
Ce nouveau slogan composé d'un seul mot, «Intègre», ne serait ni une flèche envers l'ex-candidat Normand Sauvageau, ni une autre dirigée vers la candidate libérale Ihssane El Ghernati, qui a été attachée politique du député démissionnaire Sam Hamad. «Non, c'est un slogan qui est constructif, qui s'adresse d'abord aux électeurs pour dire ce que la CAQ pense. Par exemple, nous on pense que quand on fait des promesses électorales, on devrait les respecter une fois qu'on est élu et qu'on est au gouvernement», a commenté M. Legault. 
«Je pense aussi que les Québécois souhaitent qu'on cesse de faire des nominations partisanes et qu'on mette dans les postes clés les personnes les plus compétentes. C'est ce que fera un gouvernement de la CAQ», a-t-il ajouté, confiant de former le prochain gouvernement. 
«Changement»
De l'avis du chef de la CAQ, Mme Guilbault incarne le changement souhaité par une majorité de Québécois. Ancienne porte-parole du Bureau du coroner du Québec, la candidate de 34 ans place le sort des familles de Louis-Hébert parmi ses priorités.
Dénonçant les hausses de taxes et des tarifs qui «étouffent les familles», elle compte aussi attirer la faveur des électeurs en proposant des baisses d'impôt pour les familles si son parti forme le prochain gouvernement. La candidate suggère également de lutter contre la congestion routière et de s'asseoir avec les dirigeants de l'usine d'Anacolor et les gens du secteur dès la première semaine de campagne «pour voir comment on peut s'assurer que les droits des citoyens et la santé publique sont respectés.»
L'engagement politique de Mme Guilbault ne date pas d'hier alors que la femme a reconnu avoir été déjà impliquée au sein du Parti libéral du Québec. Elle a cependant avoué ne plus se reconnaître dans le PLQ dirigé par Philippe Couillard. 
La candidate avait annoncé il y a quelques jours son intention de briguer les suffrages dans la circonscription de Charlesbourg, lors de l'élection générale de 2018. Ne pouvant refuser cette occasion, elle a finalement décidé de chercher à obtenir la confiance des électeurs de Louis-Hébert. «Je n'avais pas demandé d'être candidate à l'élection partielle. Maintenant, est arrivé ce qui est arrivé cette semaine et on me propose d'être candidate dans un comté où je réside depuis 12 ans. C'est certain que pour moi, c'est une belle opportunité que j'ai choisi de saisir.»
Élue ou non le 2 octobre prochain, Mme Guilbault ne ferme pas la porte à se présenter de nouveau en 2018. «Je suis disponible cette année pour la partielle, mais je vais être encore là en 2018. C'est un engagement à long terme et sérieux que je veux prendre avec les électeurs de Louis-Hébert», a-t-elle souligné.
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Pas moins d'argent aux écoles privées
Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, ferme la porte à ce qu'un gouvernement caquiste réduise le financement des écoles privées au Québec.
En réaction à une résolution adoptée au congrès du Parti québécois, qui prévoit réduire «de façon graduelle le financement des écoles privées», M. Legault propose plutôt d'investir davantage dans toutes les écoles de la province.
«Ça veut dire des investissements additionnels pour des ressources additionnelles. On ne devrait pas essayer de pénaliser un système qui fonctionne bien et qui est utilisé par beaucoup de gens de la classe moyenne au Québec», a commenté M. Legault dimanche, lors de la présentation de la nouvelle candidate de la CAQ dans Louis-Hébert. 
Réagissant aussi à la proposition péquiste «d'étendre l'exigence de neutralité politique des fonctionnaires de l'État à la neutralité religieuse», le chef caquiste a rappelé que son parti était le premier parti à l'Assemblée nationale à faire connaître sa position sur la question en 2013. «Notre position est claire : on dit que les personnes qui sont en autorité, incluant les enseignants du primaire et du secondaire, ne devraient pas pouvoir porter un signe religieux. On s'arrête là», a-t-il répondu.