Normand Beauregard (à droite) promet 100 millions $ par année pour le soutien aux aînés pour les cinq prochaines années si Jean-François Lisée devenait premier ministre en 2018. 

Louis-Hébert: le candidat du PQ ne parle pas de souveraineté

Lorsqu'il fait du porte-à-porte, le candidat du Parti québécois dans la partielle de Louis-Hébert, Normand Beauregard, n'aborde pas de son propre chef la question de la souveraineté.
«Non, parce que le programme du Parti québécois est très clair à ce sujet là, à savoir que l'on va relancer la démarche après avoir remis les finances publiques et l'État québécois sur pied», a-t-il expliqué en entrevue au Soleil
M. Beauregard admet également que les électeurs ne causent pas davantage de la séparation du Québec, et ce, même si, selon lui, 30 à 35 % d'entre eux sont favorables à celle-ci. «Ils ne me parlent pas d'indépendance et nous on sait qu'il n'y aura pas de référendum avant les cinq prochaines années», renchérit le biologiste. 
Mais si d'aventure le sujet est amené, il n'hésite pas à en parler, précise-t-il. «Par exemple sur qu'est-ce qu'on fait de la sempiternelle question de la péréquation. Je suis le premier à dire qu'il faut s'en passer», affirme M. Beauregard qui ajoute s'être présenté à tous les débats comme «fervent souverainiste et environnementaliste». 
L'aspirant député préfère discuter de la nécessité de redonner «la fierté de l'État québécois» et de ses promesses pour la circonscription s'il est élu le 2 octobre. «Je vais régler le dossier d'Anacolor, améliorer la circulation, m'assurer qu'il y ait du développement économique responsable, qu'il y ait des services aux ainés», cite-t-il en exemple. 
Sprint contre la CAQ
Normand Beauregard croit qu'en cette fin de campagne, l'issue de la course se joue désormais entre le Parti québécois (PQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ) «puisque la dame du Parti libéral [Ihssane El Ghernati] s'est disqualifiée elle-même [...] C'est unanime, elle n'a pas les qualités requises», tranche-t-il, tout en vantant sa longue expérience dans la fonction publique. 
Le candidat péquiste a courtisé mercredi les ainés de sa circonscription en présentant les promesses de son parti pour le soutien à domicile et celui aux proches aidants. «Le quart des résidents de Louis-Hébert a 60 ans et plus», a-t-il soutenu, promettant 100 millions $ par année pour les cinq prochaines années si Jean-François Lisée devenait premier ministre en 2018.