La première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, a signé l'entente d'harmonisation du programme de plafonnement des GES en présence du premier ministre Philippe Couillard et du gouverneur de la Californie, Edmund G. Brown, vendredi, à Québec.

L'Ontario se joint au marché du carbone

Le Québec et la Californie accueilleront le 1er janvier prochain un nouveau partenaire dans le marché du carbone nord-américain, l'Ontario. Déjà, le trio se dit persuadé de voir ses rangs grossir rapidement puisqu'il s'agit, allègue-t-il, de la meilleure initiative pour lutter contre les gaz à effet de serre.
La première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, a signé vendredi matin l'entente d'harmonisation du programme de plafonnement des émissions de gaz à effet de serre (GES) en présence du premier ministre québécois, Philippe Couillard, et du gouverneur de la Californie, Edmund G. Brown.
Il s'agissait d'une formalité puisque l'ajout de ce nouveau membre dans le duo Québec-Californie formé en janvier 2014 a été annoncé en avril dernier.
«Nous croyons qu'il s'agit de la meilleure façon et la plus économique de réduire les émissions de gaz à effet de serre», a souligné Mme Wynne devant les ministres du Québec et de l'Ontario réunis pour la septième fois en conseil conjoint au Centre des congrès de Québec.
Elle a fait valoir que, désormais, les deux provinces canadiennes les plus importantes et le plus gros État américain travaillaient main dans la main pour lutter contre les changements climatiques. «Je crois qu'on ne peut pas surestimer le rôle de leader que nous jouons à titre de plus grosses entités politiques. En allant de l'avant, nous allons entraîner d'autres gouvernements à notre suite», a-t-elle soutenu.
Une idée partagée par le gouverneur de la Californie, Edmund G. Brown, qui a admis nager à contre-courant aux États-Unis alors que des «forces obscures» - une référence à peine voilée à l'administration Trump - ne reconnaissent pas l'ampleur du problème des changements climatiques. «Nous avons confiance que notre exemple sera repris par d'autres régions, États et même pays», a avancé le politicien américain.
«Je pense que c'est un mouvement qui va se répandre ailleurs», a ajouté Philippe Couillard, rappelant que lorsque son prédécesseur, Jean Charest, a initié le marché du carbone, personne n'y croyait.