«QS avait une occasion historique de démontrer qu'ils étaient un interlocuteur valable sur les questions d'alliance», a lancé vendredi Jean-François Lisée. «Ils ont fait la démonstration qu'ils ne l'étaient pas.»

Lisée tourne le dos à QS

Échaudé, le chef péquiste Jean-François Lisée n'a aucune envie d'entendre parler d'une éventuelle alliance gouvernementale avec Québec solidaire évoquée par Gabriel Nadeau-Dubois.
Ne parlez plus de Québec solidaire au chef du Parti québécois. Le rejet non équivoque d'un pacte électoral par le congrès de QS le mois dernier n'a pas encore été digéré. 
Interrogé, vendredi, sur la possibilité d'une alliance - gouvernementale, celle-là - avec QS, un peu sur le modèle de «l'entente de collaboration» entre les néo-démocrates et les verts en Colombie-Britannique, M. Lisée a été catégorique. 
«QS avait une occasion historique de démontrer qu'ils étaient un interlocuteur valable sur les questions d'alliance, a lancé M. Lisée. Ils ont fait la démonstration qu'ils ne l'étaient pas.»
Comme la veille, M. Nadeau-Dubois a défendu vendredi la «cohérence» pour un parti qui veut l'instauration d'un mode de scrutin proportionnel mixte de souhaiter des «partenariats, des alliances parlementaires». 
Il a dit comprendre la «déception» de M. Lisée en raison de l'espoir investi dans la stratégie électorale. Mais il l'invite à tourner la page et à «reconnaître que, dans un contexte où il y aurait une réforme du mode de scrutin, il faudrait tisser des alliances entre partis pour faire avancer différents projets».
D'autre part, le comité de coordination nationale de QS a formellement fait savoir au PQ qu'il ne s'excuserait pas pour les propos de certains de ses militants lors du congrès. Le PQ a été qualifié de raciste. «Nous, on ne trouve pas ça très sérieux, cette espèce de petite guéguerre pour se demander des excuses», a répété M. Nadeau-Dubois. 
L'absence d'excuse n'a pas vraiment surpris le chef du PQ. «Ah! Mes attentes sont tellement basses», a soupiré M. Lisée.