Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, impute l'arrivée soudaine de demandeurs d'asile à une déclaration sur Twitter du premier ministre Justin Trudeau, qui mentionnait que le Canada accueillera ceux qui fuient la persécution, la terreur et la guerre.   s.

Lisée se targue de briser des «tabous»

Comme en écho au maire de Québec, Régis Labeaume, le chef péquiste Jean-François Lisée se targue de briser des «tabous».
Aux côtés du candidat qui représentera son parti lors de la partielle dans Louis-Hébert, et à un peu plus d'un an du prochain scrutin général, M. Lisée s'est félicité lundi de soulever des questions que les citoyens se posent. Notamment sur l'afflux de demandeurs d'asile ayant franchi la frontière canado-américaine.
La semaine dernière, le maire Labeaume avait reproché à la classe politique d'être en quelque sorte paralysée par des «tabous», ce qui favorise selon lui la progression de l'extrême droite au Québec.
Le premier ministre Philippe Couillard et d'autres ont par la suite reproché à M. Lisée d'avoir établi une association malheureuse en déclarant jeudi que «le gouvernement nous dit qu'il est incapable de donner un deuxième bain dans les CHSLD et que ça coûte 30 millions $. Alors combien ça va coûter 8, 10, 15 000 demandeurs d'asile qui restent au Québec pendant trois ans? C'est sûr que c'est plus que 30 millions».
C'est «un tabou que j'ai brisé», a noté avec satisfaction Jean-François Lisée, lundi, aux côtés de Normand Beauregard. Ce dernier a éludé les questions sur l'immigration.
«L'argent qu'on va mettre là on va le prendre où?» a encore demandé le chef péquiste. «Moi, j'aime ça briser des tabous et poser les questions que les gens se posent.»
Ottawa doit payer
Les coûts liés à cet afflux de demandeurs d'asile, que M. Lisée dit être «les invités de Justin Trudeau», doivent être défrayés par le gouvernement fédéral, selon lui. Il pense aux coûts relatifs à l'hébergement temporaire, à l'aide sociale et à l'éducation des enfants.
Le chef péquiste impute cette arrivée au fait que le premier ministre canadien ait déclaré en début d'année sur Twitter que le Canada accueillera ceux qui fuient la persécution, la terreur et la guerre.