Le chef péquiste, Jean-François Lisée.

Lisée lance un ultimatum à Québec solidaire

Si Québec solidaire ne dit pas oui à des pourparlers sur la convergence dans deux semaines, le Parti québécois passera à autre chose, prévient le chef péquiste Jean-François Lisée. Il n'acceptera pas que QS reporte sa décision à l'automne ou à tout autre moment. Ce sera alors trop tard.
«Nous, on souhaite que Québec solidaire adopte une position qui nous permettra de commencer immédiatement la négociation. S'ils disent non, ça va être réglé», a déclaré M. Lisée jeudi à l'Assemblée nationale. «S'ils disent non, c'est réglé», a-t-il répété.
Tout report dans le temps de la décision de Québec solidaire sonnerait aussi le glas du projet. «Ce qui nous inquiète beaucoup, c'est une tentation de reporter le débat plus tard en novembre. Pour nous, ce report signifierait l'échec du processus parce que ce ne serait pas possible de l'installer [la convergence], si on reportait» le débat.
Pour être en ordre de marche aux élections d'octobre 2018, les pourparlers entre les deux formations devront débuter dans la seconde moitié du mois de mai, selon le chef péquiste. 
«Il faut commencer à négocier dès maintenant pour qu'à l'automne on puisse voir le résultat de la négociation installer ce pacte-là pendant les mois qui suivront, pour qu'en 2018 on fasse campagne.»
Autre éventuelle étape
Si Québec solidaire disait oui dans deux semaines, une autre étape devrait être franchie avant le prochain scrutin général. Le projet devrait être approuvé par les membres du Parti québécois.
«On entend de la part d'Amir Khadir, d'Andrés Fontecilla, de Gabriel Nadeau-Dubois, de d'autres, des positions favorables, des positions défavorables, des positions sceptiques. Nous respectons leurs débats internes face à ça. Nous espérons, nous, du Parti québécois, qu'en mai, ils donnent une réponse positive, et, à ce moment-là, on se mettra au travail pour voir qu'est-ce que ça voudrait dire dans le concret. Et nos membres pourraient ensuite, dès l'automne, dire : ça nous va ou ça ne nous va pas.»
Jean-François Lisée parle de deux semaines, car Québec solidaire tiendra un grand congrès national les 19, 20, 21 et 22 mai à l'Université du Québec à Montréal. C'est lors de cette assemblée de quatre jours que les solidaires sont censés se prononcer sur les «alliances politiques».