Françoise David a démissionné la semaine dernière. Âgée de 69 ans, elle se disait fatiguée et craignait un burn-out.

Lisée estime que Gouin offre une «opportunité»

Jean-François Lisée se tâtera encore quelques jours avant de décider si l'élection complémentaire dans Gouin deviendra un premier laboratoire d'addition des forces souverainistes.
Après avoir refusé d'aborder la question, la semaine dernière, en raison de la démission de Françoise David, le chef péquiste s'est dit «ouvert au dialogue», mardi. 
«Gouin pose une opportunité, on va prendre le temps de la regarder avec l'esprit ouvert», a déclaré M. Lisée. 
Québec solidaire a été «très clair» dans sa volonté de présenter un candidat sous sa propre bannière, juge-t-il. «C'est un comté où il y avait un député de Québec solidaire et je n'ai pas eu l'impression qu'ils étaient ouverts à un autre scénario que d'avoir leur propre candidat, a dit le chef péquiste. Et je les comprends.»
Maintenant, les militants de Québec solidaire ont exprimé lors du dernier congrès leur désir de rapprochement avec les forces souverainistes pour battre le gouvernement Couillard, a poursuivi M. Lisée. Tout le monde est aussi dans l'attente de la décision de l'ex-leader étudiant, Gabriel Nadeau-Dubois, qui pourrait briguer les suffrages dans Gouin sous la bannière solidaire. 
Trois options
Le PQ est placé face à trois options : un candidat pour «gagner», un pour simplement «faire bonne figure» ou pas de candidat du tout. La députée péquiste de Joliette, Véronique Hivon, est en contact avec Québec solidaire pour «prendre la température de l'eau». 
«C'est le choix devant nous, lance le chef péquiste. J'ai eu énormément d'avis. (...) On a un caucus lundi prochain. On va en discuter et peut-être prendre une décision à ce moment-là.» 
D'autre part, le chef péquiste a annoncé mardi la mise sur pied d'une équipe «Priorité PME», composée de trois députés péquistes ayant un passé entrepreneurial. Au cours des prochains mois, Mireille Jean, Alain Therrien et Martin Ouellet iront à la rencontre d'entrepreneurs du Québec pour mieux connaître les façons de les aider, notamment en réduisant la paperasse. À cet égard, le PQ s'engage à déposer un projet de loi qui forcerait Québec, pour chaque nouveau règlement imposé aux entreprises, à en retirer un existant.