La ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, a été envahie par l'émotion lors d'un point de presse vendredi, alors qu'elle annonçait la tenue d'une enquête visant à faire la lumière sur des soupçons d'agressions de policiers de la Sûreté du Québec de Val-d'Or à l'endroit de femmes autochtones.

Lise Thériault en congé de maladie

Plongée dans la controverse depuis quelques jours, la ministre de la Sécurité publique et vice-première ministre, Lise Thériault, se retire temporairement de ses fonctions «pour des raisons de santé».
En mission à Chicago, le premier ministre Philippe Couillard a refusé de faire un lien entre ce départ temporaire et la gestion de Mme Thériault dans le dossier des allégations qui concernent des policiers de la SQ à Val-d'Or.
«Je dirais ni oui, ni non. Peut-être, mais ce n'est pas à moi de le dire, ça lui appartient à elle, uniquement.» M. Couillard a affirmé que des raisons médicales ont mené Mme Thériault à quitter ses fonctions temporairement. «Elle nous a dit qu'elle devait consulter et requérir des soins et bien sûr qu'elle devait prendre un temps de repos, a-t-il dit. [La durée est] indéterminée pour l'instant.»
Un communiqué publié en après-midi, jeudi, a annoncé que le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, allait assumer les fonctions ministérielles de sa collègue pendant son absence.
Mme Thériault n'occupait pas son siège en chambre, jeudi avant-midi. Son collègue Jean-Marc Fournier a répondu aux questions qui lui auraient été destinées en temps normal.
Le bruit a circulé pendant la journée qu'elle était atteinte d'une gastroentérite. Mais son cabinet a refusé de commenter cette information, et la nécessité de transférer ses responsabilités laisse croire à davantage qu'un virus.
Vendredi dernier, la ministre Thériault a fondu en larmes lors de son premier point de presse sur le dossier d'abus physiques et sexuels par des policiers de la Sûreté du Québec sur des femmes autochtones, à Val-d'Or. Depuis, le Parti québécois a réclamé sa démission en l'accusant d'avoir attendu un reportage télévisé avant d'agir.
La tête de la ministre de la Sécurité publique a aussi été demandée par l'opposition après l'évasion en hélicoptère de trois détenus, l'été dernier. Avec La Presse Canadienne