Les syndiqués se sont donné rendez-vous devant l'hôtel de ville de Québec.

Les syndiqués de Québec feront du bruit lundi

Pompiers, policiers, cols blancs et cols bleus de Québec se feront voir et entendre lundi, en marge du conseil municipal de Québec. Ils se sont donné rendez-vous devant l'hôtel de ville pour manifester leur opposition au projet de loi 3 sur les régimes de retraite.
Les principaux syndicats de Québec se sont donné le mot pour faire entendre leur mécontentement devant le projet de loi 3 et ses amendements.
Les organisations ont maintes fois dénoncé au cours des dernières semaines notamment l'obligation de parvenir à un partage 50-50 des déficits passés des régimes de retraite. Elles craignent l'appauvrissement de leurs membres.
Par l'entremise d'un communiqué publié ce matin, le Syndicat des fonctionnaires municipaux, le Syndicat des employés manuels, la Fraternité des policiers et l'Association des pompiers de la Ville de Québec ont annoncé qu'ils seront de la partie.
Les quatre chefs syndicaux, Jean Gagnon, Daniel Simard, Marc Richard et Éric Gosselin, seront également sur place pour s'adresser à la foule.
En marge d'un point de presse pour l'ouverture officielle de la côte Gilmour, le maire de Québec, Régis Labeaume, a avancé devant les journalistes que selon ses informations, 15 autobus de syndiqués de l'extérieur de Québec viendraient en renfort à leurs collègues de la capitale.
«Ils sont obligés d'importer des manifestants», a lancé le maire sur le ton du sarcasme.
La semaine dernière, le maire disait douter de la force du mouvement de protestation contre le projet de loi 3 à Québec.
«Le maire dit n'importe quoi!» s'est esclaffé le porte-parole des quatre syndicats, le président des cols bleus, Daniel Simard. Les employés qui seront sur le parvis de l'hôtel de ville seront «à 80 %» des gens de Québec, a-t-il assuré. Bien sûr, des membres de la Coalition pour la libre négociation viendront appuyer les travailleurs de la capitale, dit-il, mais ceux-ci ne formeront pas la majorité du groupe.
Daniel Simard en a d'ailleurs assez du message qui est véhiculé à Québec qui blâme les syndiqués sur la question des régimes de retraite. «Je suis un travailleur moyen, j'ai un salaire de 55 000 $. C'est-tu normal que je parte à la retraite après 30 ans avec 60 % de mon salaire? C'est-tu la fin du monde?»
Réduire les avantages des régimes de retraite pour les employés municipaux contribuera à augmenter les coûts sociaux de ces personnes qui seront un jour à la retraite, souligne-t-il. «Arrêtez de nous en enlever, c'est vous autres qui allez avoir toute la société sur le dos tantôt.»
Avec Valérie Gaudreau