Le premier ministre Stephen Harper

Les sièges vacants au Sénat n'inquiètent pas le premier ministre

Le premier ministre Stephen Harper n'a pas l'intention de combler bientôt les sièges vacants au Sénat, quoi qu'en pense le nouveau président du Sénat qu'il vient de nommer.
Le sénateur Pierre Claude Nolin a réitéré jeudi matin que l'absence de sénateurs de certaines régions crée un déséquilibre et affecte le bon fonctionnement de l'institution.
La chose ne semble pas troubler le premier ministre Harper.
«Je ne crois pas que je reçois beaucoup d'appels de Canadiens pour réclamer plus de sénateurs par les temps qui courent», a lancé le premier ministre, provoquant les rires de l'assemblée où il s'était présenté, à Markham en Ontario, pour annoncer un fonds pour la recherche.
«Pour notre gouvernement, l'objectif est d'assurer l'adoption de notre législation par le Sénat et jusqu'à maintenant, le Sénat est tout à fait capable (de remplir) ses fonctions», a-t-il répondu au journaliste qui lui citait le président du Sénat.
Sur les 105 sièges au Sénat, 16 sont vides en ce moment dont trois du Québec.
Jeudi matin, au cours d'une rencontre avec les journalistes pour marquer son entrée en fonction, le président Nolin a commenté cette situation.
«Est-ce que ça affecte le bon fonctionnement de l'institution? je pense que oui», a-t-il dit sans hésiter.
«L'idée c'est d'avoir un contingent le plus complet possible afin que ce rôle de représentation des régions soit le mieux possible effectué par mes collègues. Et la meilleure façon de l'atteindre, c'est d'avoir le contingent complet», a-t-il insisté.
M. Nolin rappelle qu'on est arrivé à la répartition des sièges au Sénat après une sérieuse négociation. «Lorsque on joue avec le chiffre (...) on ne respecte pas cette fameuse négociation qui a amené le Sénat, qui a amené la création de la fédération. C'est aussi grave que ça», a-t-il affirmé.