Le Collectif exige des réponses et des propositions concrètes sur la lutte à la pauvreté d’ici le 29 août, date du lancement officiel de la campagne électorale.

Les quatre partis politiques invités à se prononcer sur la pauvreté

À près de deux mois du lancement de la campagne électorale à travers le Québec, le Collectif pour un Québec sans pauvreté somme les partis politiques de l’Assemblée nationale de faire connaître dès maintenant leurs propositions en matière de lutte à la pauvreté.

«Le scandale persistant de la pauvreté requiert l’attention de tous les partis et exige des engagements forts et ambitieux de leur part», lance l’organisme, dans un communiqué envoyé aux médias.

Selon le porte-parole du Collectif, Serge Petitclerc, «la pauvreté hypothèque la vie et la dignité de près d’une personne sur 10 au Québec». Il ajoute que «bon an, mal an, autour de 800 000 Québécoises et Québécois n’arrivent pas à couvrir leurs besoins de bases».

Le bilan des derniers gouvernements provinciaux en matière de lutte à la pauvreté est tout simplement «lamentable» selon le porte-parole, qui appelle à des engagements «forts et ambitieux» de tous les partis.

«[Ils] ont le devoir de mettre cartes sur table et de dévoiler ce qu’ils proposent pour mettre fin à ce scandale et amener le Québec sur la voie de l’élimination de la pauvreté. Et ils ont le devoir d’en faire une priorité», explique-t-il à ce sujet.

Une lettre envoyée

Par le biais d’une lettre envoyée le 29 juin dernier aux quatre partis représentés sur la colline parlementaire à Québec, le Collectif demande formellement aux élus et aux politiciens de l’Assemblée de prendre position sur cet enjeu «essentiel».

Le groupe exige des réponses et des propositions concrètes sur la lutte à la pauvreté d’ici le 29 août, date du lancement officiel de la campagne électorale.

À la fin du mois d’août, les réponses obtenues seront dévoilées au grand public via les différents canaux du Collectif pour un Québec sans pauvreté, qui encourage les partis politiques à profiter de cette vitrine pour expliquer ses idées et son programme.

Dans un premier temps, l’équipe du Collectif demande aux partis de faire connaître leurs positions en répondant à dix questions. Celles-ci, disponibles sur le site web de l’organisme, touchent notamment le revenu de base, le programme d’aide sociale, le salaire minimum, le programme Objectif emploi, les pensions alimentaires ou encore les familles monoparentales.

Puis, dans un second temps, l’organisme entend sommer les partis d’expliquer les grandes orientations et les principales mesures d’un éventuel plan de lutte à la pauvreté qui serait mis en place, après l’accession au pouvoir, en vertu de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale.

«Le Collectif espère que les partis participeront nombreux à cet exercice et qu’ils le feront de bonne foi, conclut là-dessus Serge Petitclerc. Les électrices et les électeurs ont le droit de savoir ce que leur réservent les partis qui aspirent à les gouverner. Et les personnes qui vivent la pauvreté au quotidien ont le droit de savoir ce qu’ils proposent pour améliorer leurs conditions de vie.»