«La Charte fera en sorte que quelle que soit notre religion, on est tous Québécois», dit le député de Laval-des-Rapides, Léo Bureau-Blouin.

Les propos de Nadeau-Dubois attisent le cynisme, dit Bureau-Blouin

Les propos de Gabriel Nadeau-Dubois sur l'engagement politique de ses ex-compagnons d'armes dans la grève étudiante de 2012 ont piqué au vif Léo Bureau-Blouin qui l'accuse de renforcer le cynisme envers la classe politique.
L'ancien dirigeant de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) devenu député péquiste a contacté Le Soleil pour réagir à l'article paru dans les pages du Soleil jeudi dans lequel Gabriel Nadeau-Dubois disait se questionner sur ses motivations et celles de Martine Desjardins, pressentie comme candidate du Parti québécois au prochain scrutin.
«De voir des anciens porte-parole qui vont maintenant défendre une augmentation des frais de scolarité, petite, mais une augmentation quand même, l'indexation [...], je pense qu'il y a beaucoup de gens qui ont fait la grève qui vont ressentir le besoin d'avoir des explications», a affirmé jeudi celui qui a été le porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) pendant le conflit.
«Je trouve que c'est des propos qui sont déplorables parce que je trouve que ça renforce le cynisme ambiant autour de l'action politique», a répliqué M. Bureau-Blouin dans un entretien téléphonique. «Moi, j'ai décidé de poursuivre mon engagement en politique parce que je ne souhaitais pas que le printemps étudiant 2012 soit un épisode dans l'histoire du Québec, mais qu'il soit un élément déclencheur qui augmente la place des jeunes dans la collectivité.»
Ce qui le choque encore plus, c'est de voir que son ex-collègue croit qu'on pourrait lui demander des comptes alors qu'il estime avoir fait beaucoup pour les jeunes depuis qu'il est en poste à l'Assemblée nationale.
«On est passés de l'augmentation libérale à des droits de scolarité qui vont être ajustés en fonction du revenu disponible des familles, cite-t-il en exemple. À terme, ça fait en sorte que les étudiants vont payer 1400 $ de moins par rapport à ce que les libéraux voulaient imposer. Ça, c'est extrêmement concret, ça va faire une différence pour les 250 000 universitaires au Québec. Il y a eu des bonifications des prêts et bourses, 850 millions $ en financement récurrent dans les universités, des bureaux de vote dans les cégeps, les universités, les centres de formation professionnelle, le gouvernement va rééditer sa politique jeunesse. La reddition de comptes, la voilà!» s'exclame le jeune député.
Martine Desjardins n'a pas répondu à notre demande d'entrevue. Sur sa page Facebook, elle dit être en réflexion à savoir si elle plonge ou non dans l'arène politique.