Les professionnels du secteur public rendent une petite visite aux élus

Des représentants du Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) se sont rassemblés mardi matin pour réclamer un important ajustement salarial de leurs membres. Une condition jugée essentielle afin d'attirer de jeunes experts au sein de la fonction publique.
Le SPGQ en était à sa deuxième journée d'actions consécutive, mardi, après s'être rendus lundi devant certains bureaux de circonscription. Réjean Perron, président du SPGQ, tenait à rappeler des propos tenus par le premier ministre Philippe Couillard lors d'une allocution, en mai 2014. « Il faut faire en sorte que notre jeunesse soit attirée par le service public et que nous en préservions l'expertise», avait-il dit dans son discours d'ouverture.
«Ça augurait bien pour la négociation de notre convention collective», a ironisé M. Perron, qui juge que depuis, les bonnes intentions de M. Couillard n'ont «pas suivi au Conseil du Trésor». La convention collective des professionnels est échue depuis le 31 mars 2015.
Revendications 
Dans la foulée de la manifestation, une lettre contenant les revendications du SPGQ a été remise à tous les élus de l'Assemblée nationale. «Être concurrentiels est essentiel afin d'attirer les meilleurs candidats. [...] L'administration publique québécoise accuse un retard de rémunération globale de plus de 22 % par rapport aux autres professionnels du secteur public», peut-on lire dans la missive.
Seuls les députés Manon Massé et Amir Khadir, de Québec solidaire, sont sortis dans la rue pour appuyer les manifestants.