La députée libérale de Trois-Rivières, Danielle St-Amand, ne se représentera pas aux prochaines élections.

Les députés libéraux Pierre Marsan et Danielle St-Amand quittent la politique

Deux députés libéraux ont annoncé lundi qu'ils ne seraient pas candidats aux prochaines élections générales: Pierre Marsan, député de Robert-Baldwin depuis 1994, et Danielle St-Amand, députée de Trois-Rivières depuis 2008.
Pierre Marsan
Robert-Baldwin est une véritable forteresse libérale de l'ouest de l'île de Montréal. En 2012, M. Marsan avait obtenu une majorité écrasante de plus de 23 000 voix. En 2003, sa majorité avait atteint plus de 26 000 voix. Une victoire facile s'annonce donc pour son successeur.
Le cas de Trois-Rivières est bien différent. La circonscription fait partie de celles qui sont actuellement convoitées par le Parti québécois. Mme St-Amand avait obtenu en 2012 une majorité de 1001 voix, ce qui peut être renversé. Le PQ y avait dépêché une de ses candidates-vedettes, l'auteure musulmane prolaïcité Djemila Benhabib. Pour les prochaines élections, le PQ a approché l'ancien journaliste de télévision devenu avocat Alexis Deschênes. Sa candidature n'est cependant pas encore officielle.
Dans son communiqué officiel, Mme St-Amand dit quitter la politique à regret, pour des raisons de santé. Ses médecins lui ont recommandé un repos prolongé de plusieurs mois.
Le départ de Pierre Marsan n'a pas créé de véritable surprise. Député fort discret, Pierre Marsan avait mis son chef Philippe Couillard dans l'embarras, en septembre dernier, et il avait dû s'excuser publiquement, en Chambre.
M. Marsan avait expédié une lettre, signée de sa main, à l'Association sépharade de la banlieue ouest de Montréal pour solliciter une contribution financière au Parti libéral du Québec (PLQ). La lettre avait été déposée à l'entrée de la salle de prière d'une synagogue de Dollard-des-Ormeaux. Un passage indiquait qu'à l'époque où les libéraux étaient au pouvoir, cette association avait «pu profiter de généreuses contributions» gouvernementales et avait même obtenu un «permis de garderie».
M. Couillard avait aussitôt condamné le geste «inacceptable et inapproprié» de M. Marsan, de même que les arguments invoqués par le député pour garnir les coffres du PLQ.
Dans son communiqué rendu public lundi, M. Marsan n'indique aucune raison l'ayant mené à se retirer à ce moment-ci de la vie politique.