La chef intérimaire du Parti conservateur du Canada, Rona Ambrose, a pressé le gouvernement Trudeau de rassurer les Canadiens.

Les conservateurs interpellent les libéraux sur le terrorisme

À l'instar du premier ministre Justin Trudeau, les chefs de partis d'opposition sur la scène fédérale ont condamné d'une même voix les attentats terroristes qui ont coûté la vie à 29 personnes, dont six citoyens canadiens, à Ouagadougou, au Burkina Faso, vendredi.
La chef intérimaire du Parti conservateur du Canada, Rona Ambrose, a pressé le gouvernement Trudeau de rassurer les Canadiens. Selon elle, la population canadienne a besoin de savoir si celui-ci prend toutes les mesures possibles pour combattre le terrorisme et assurer sa sécurité.
Elle a incité notamment le gouvernement à revoir ses plans de retrait des CF-18 participant aux frappes contre l'État islamique.
Sans surprise, le député conservateur de Louis-Saint-Laurent a répété le même message que Rona Ambrose lorsqu'il a accordé une entrevue à La Presse Canadienne dimanche matin.
«Il faut maintenir la pression de toutes les manières possibles entre autres par le maintien des missions aériennes que nos aviateurs canadiens assument avec fierté et diligence», a déclaré Gérard Deltell.
Il a poursuivi en faisant valoir qu'il était carrément impossible de «rester insensible» face à ce qui s'est produit au Burkina Faso.
Danger
Le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, a déclaré, samedi, que l'attaque d'Ouagadougou «rappelait encore une fois le danger que représente le terrorisme pour les Canadiens partout dans le monde». Il a ajouté que la communauté internationale doit remporter la victoire contre cette violence et que «le Canada sera là».
Quant au premier ministre Justin Trudeau, il a condamné l'attaque et s'est dit profondément attristé par ces «gestes insensés de violence contre des civils innocents».
Le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, a aussi condamné l'attaque en écrivant un message sur sa page Twitter: «Le pays entier condamne les attentats au BurkinaFaso. Mes condoléances aux proches des victimes, dont 6 étaient canadiennes.»
Le chef intérimaire du Bloc québécois, Rhéal Fortin, a lui aussi offert ses condoléances aux familles et aux amis des victimes. «Ces actes de violence gratuite perpétrés contre des innocents sont d'une barbarie sans nom», a-t-il déclaré par voie de communiqué.