Agnès Maltais représente les citoyens de Taschereau depuis 1998.

Les 11 batailles électorales de Québec

En ce début de campagne électorale, Le Soleil a passé en revue les 11 batailles électorales prévues sur son territoire.
> Taschereau
Depuis 1998, la péquiste Agnès Maltais ne fait qu'une bouchée de ses rivaux dans la circonscription de Taschereau. L'ex-ministre libéral Clément Gignac l'a d'ailleurs appris à ses dépens au dernier scrutin. Mais les citoyens du centre-ville de Québec n'ont pas toujours envoyé des députés du Parti québécois à l'Assemblée nationale. Dans les années 80, le libéral Jean Leclerc les a représentés à deux reprises, tout comme Irénée Bonnier en 1973. Florent Tanlet pour le Parti libéral, Catherine Dorion pour Option nationale et Marie-Ève Duchesne pour Québec solidaire affronteront Mme Maltais.
> La Peltrie
D'abord avec la défunte Action démocratique du Québec (ADQ) puis avec la Coalition avenir Québec (CAQ), Éric Caire représente les citoyens de La Peltrie depuis 2007. Avant lui, la libérale France Hamel avait succédé à Michel Côté, qui avait fait deux mandats comme député du Parti québécois. L'actuel ambassadeur du Canada à Paris et ancien ministre conservateur Lawrence Cannon a déjà été élu député de La Peltrie, en 1985 et en 1989. En 1981, Pauline Marois y a commencé sa carrière politique. La libérale France Gagnon affronte Éric Caire, alors que le Parti québécois n'a pas encore dévoilé son candidat.
 
<p>Gérard Deltell (à droite) a obtenu 53 % des voix dans Chauveau en 2012. Son collègue, Éric Caire (à gauche), représente les électeurs de La Peltrie depuis 2007. </p>
> Chauveau
Avant la vague adéquiste de 2007, Chauveau a toujours alterné entre le Parti québécois et le Parti libéral du Québec, sans réelle préférence pour l'un des deux. Gilles Taillon lui a donné une nouvelle couleur avec les troupes de Mario Dumont. L'ex-journaliste Gérard Deltell a pris le relais en 2008, puis en 2012 pour la Coalition avenir Québec (CAQ), où il a écrasé ses adversaires avec une forte majorité de 53 % des voix. Ceux-ci ne sont pas encore connus pour le scrutin d'avril.
> Charlesbourg
Charlesbourg sera le théâtre d'une chaude lutte, alors que de grosses pointures représentent chacun des trois partis : l'ex-journaliste Dominique Payette pour le Parti québécois, le doyen de la Faculté des sciences sociales de l'Université Laval, François Blais, pour le Parti libéral du Québec, et Denise Trudel pour la Coalition avenir Québec (CAQ). En 2012, cette dernière l'avait emporté de justesse contre le député sortant libéral Michel Pigeon. Aucun parti ne peut prétendre être le préféré des électeurs de Charlesbourg, ces derniers n'ayant jamais été fidèles à une formation politique.
> Jean-Lesage
Depuis plus de 15 ans, Jean-Lesage vote libéral. Les électeurs de cette circonscription ont toutefois eu une brève aventure avec l'Action démocratique du Québec (ADQ) en 2007, lorsque la formation politique était devenue l'opposition officielle au Parlement. André Drolet brigue un troisième mandat, tandis que le directeur de cabinet d'Agnès Maltais, Pierre Châteauvert, tente sa chance pour la deuxième fois, et Émilie Foster (Coalition avenir Québec), pour la première fois. À noter, le nouveau chef d'Option nationale, Sol Zanetti, croit pouvoir gagner des appuis dans Jean-Lesage, une circonscription qu'il dit favorable aux idées de son parti indépendantiste.
> Charlevoix-Côte-de-Beaupré
C'est dans Charlevoix que la première ministre sortante, Pauline Marois, a fait un retour à l'Assemblée nationale en 2007, année où elle a pris la tête du Parti québécois. Elle y sera une fois de plus candidate sans adversaire de taille puisque seul le caquiste Ian Latrémouille a annoncé qu'il l'affronterait. Depuis l'élection de 1994, Rosaire Bertrand gardait le fort pour le Parti québécois. Avant lui, le Parti libéral a eu, pendant plus de 30 ans, la faveur des électeurs de cette circonscription reconnue pour ses attraits touristiques.
> Montmorency
Le libéral Raymond Bernier ne lâche pas. Après avoir été deux fois député libéral (2003, 2008) et autant de fois candidat perdant (2007, 2012), il essayera de reprendre Montmorency des mains de la caquiste Micheline C. St-Laurent. Depuis 2003, les votes sont plutôt divisés dans cette circonscription où le parti vainqueur, à l'exception de l'Action démocratique du Québec (ADQ) en 2007, ne gagne jamais avec une forte majorité. L'ancien député bloquiste Michel Guimond (PQ) pourrait brouiller les cartes.
> Portneuf
Depuis le règne du péquiste Roger Bertrand, de 1993 à 2003, aucun des partis politiques n'a réussi à séduire durablement les électeurs de Portneuf. Ainsi, les députés libéraux, adéquistes et caquistes ont occupé en alternance le siège de cette circonscription à l'Assemblée nationale. Cette fois, le libéral Michel Matte tentera un retour. Il avait perdu le siège en 2012 aux mains de Jacques Marcotte, de la Coalition avenir Québec, qui se représente. Hugues Genois portera les couleurs du Parti québécois.
> Vanier-Les Rivières
Le caquiste Sylvain Lévesque tentera de conserver son siège, qu'il avait arraché au libéral Patrick Huot en 2012. Le péquiste Marc Dean avait terminé la course bon troisième. Les électeurs ne seront pas perdus le mois prochain puisqu'ils retrouveront sur leur bulletin de vote ces trois mêmes noms. L'ancien ministre de la Justice Marc Bellemare a déjà brièvement représenté la circonscription en 2003 et en 2004 avant de donner sa démission. C'est l'adéquiste Sylvain Légaré qui l'avait remplacé lors d'une élection partielle et lors du scrutin suivant, en 2007. Diane Barbeau a été la dernière représentante du Parti québécois à être choisie, en 1998, par les électeurs de Vanier.
<p>Sam Hamad a fait son entrée à l'Assemblée nationale au moment où son chef, Jean Charest, a pris le pouvoir en 2003.</p>
> Louis-Hébert
Sam Hamad a fait son entrée à l'Assemblée nationale au moment où son chef, Jean Charest, a pris le pouvoir en 2003. Si la tendance est au rouge dans la circonscription de Louis-Hébert, des députés péquistes, comme Claude Morin dans les années 70 et Paul Bégin la décennie suivante, ont aussi percé. Au dernier scrutin, le candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ), Michel Hamel, avait talonné M. Hamad avec près de 33 % des voix, contre 38 % pour ce dernier. Patrice Dallaire, pour le Parti québécois, et Mario Asselin, pour la CAQ, disputeront les votes.
> Jean-Talon
Depuis sa création en 1965, Jean-Talon n'a jamais porté d'autres couleurs que celles du Parti libéral du Québec. La circonscription qui englobe l'arrondissement de Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge, délimitée au sud par le fleuve Saint-Laurent, a été représentée pendant près de 10 ans par Margaret F. Delisle. Philippe Couillard lui a succédé en 2007, puis Yves Bolduc l'année suivante. Il brigue un troisième mandat contre Clément Laberge pour le Parti québécois et Hugues Beaulieu pour la Coalition avenir Québec.