Le chef de la CAQ, François Legault

Legaut veut mettre fin au «monopole» libéral

Maintenant que la bataille a été «gagnée» par les fédéralistes, François Legault veut positionner la Coalition avenir Québec comme l'alternative au «monopole» libéral du pouvoir.
À l'heure de tracer le bilan de la dernière session parlementaire, le chef caquiste a fait de l'oeil aux péquistes qui cherchent un véhicule nationaliste maintenant que la partie est, selon lui, perdue.
«Il y a un match qui a été gagné par ceux qui veulent rester à l'intérieur du Canada, a déclaré M. Legault. Qu'est-ce qu'on fait avec les nationalistes qui souhaitent que le Québec continue de progresser? C'est là que l'alternative de la CAQ est intéressante.»
Le «déclin» du PQ n'est pas attribuable à son chef, croit M. Legault, mais bien à l'article 1 de son programme, celui sur la souveraineté.
Pour M. Legault, sans un ralliement des nationalistes sous la bannière caquiste, les Québécois seront condamnés à un gouvernement libéral à perpétuité. 
De «2003 jusqu'à 2018, il y aura eu 15 ans de gouvernement libéral avec une petite intermission de 18 mois à cause de la corruption dans la construction, puis il n'y a rien qui nous indique que ça ne se poursuivra pas en 2018, 2022, 2026, a dit M. Legault. Donc, soyons réalistes.»
«Optimiste» quant à l'avenir de la CAQ
Le chef caquiste avait meilleure mine que lors de la tenue du bilan de la session passée. Encore sonné par la défaite dans Chauveau, M. Legault a alors admis qu'il avait songé à démissionner. Cette fois, il s'est dit «optimiste» quant à l'avenir de la CAQ, et ne s'est pas formalisé des départs des Sylvie Roy, devenue députée indépendante, et de l'ex-présidente de la CAQ, Dominique Anglade, élue députée libérale dans Saint-Henri-Sainte-Anne.
Il y a eu des députés démissionnaires «dans tous les partis», a noté M. Legault. «Je pense qu'il y en a qui manque peut-être de patience», a-t-il dit. Néanmoins, le chef caquiste espère que l'année 2016 lui offrira de meilleures chances de faire valoir ses idées, sans éclipse médiatique comme la course à la chefferie au PQ et l'élection fédérale.
La CAQ estime que le gouvernement est incapable de générer de la croissance économique et que c'est la raison pour laquelle il doit imposer des compressions en santé et en éducation.