Marie Montpetit a très envie de tenter sa chance pour devenir le prochain chef du Parti libéral du Québec (PLQ).

Leadership du PLQ: Marie Montpetit très intéressée

La décision finale n’est pas encore prise, mais la députée Marie Montpetit a très envie de tenter sa chance pour devenir le prochain chef du Parti libéral du Québec (PLQ).

Chose certaine, si elle fait le saut, ce sera pour donner une impulsion plus nationaliste au PLQ, en vue de reconquérir l’électorat francophone.

Elle croit que son parti doit redevenir celui qui se porte à la défense des intérêts du Québec sur la scène fédérale, qui affirme avec vigueur le statut de la langue française, tout en incarnant le nationalisme économique et culturel.

Dans une entrevue téléphonique, jeudi, la députée insiste sur ses convictions nationalistes, rappelant au passage qu’elle a milité pour que sa circonscription de Crémazie, à Montréal, soit rebaptisée Maurice-Richard, «en l’honneur de l’icône qui a certainement insufflé le plus grand sentiment de fierté chez les Québécois et mis en marche la Révolution tranquille».

Elle se dit persuadée qu’elle possède le «bagage» requis pour prétendre devenir chef de sa formation politique, tant pour son passé de militante libérale pur jus que grâce à sa formation et ses qualités personnelles.

Elle fait valoir son implication depuis une vingtaine d’années au sein du parti (elle a présidé la commission politique et la commission jeunesse), de même que sa «très, très bonne connaissance» des instances et des valeurs du parti, valeurs qu’elle endosse totalement.

Surtout, elle soutient être très appréciée des militants libéraux, qui seraient nombreux, «et de toutes les régions», à solliciter sa candidature.

Mais sa décision, qu’elle n’annoncera pas avant l’automne, sera surtout fondée, dit-elle, sur une nécessaire conciliation travail-famille, donc de sa capacité de remplir ses responsabilités familiales — elle a une fille de 10 ans — tout en menant à bien la reconstruction du parti, une tâche qui s’annonce pour le moins exigeante.

Première femme cheffe?

Le PLQ, qui a plus de 150 ans, n’a jamais élu une femme pour diriger les troupes, et n’a même jamais eu de femme candidate au leadership.

Signe des temps, les choses semblent être en train de bouger, là comme ailleurs.

À l’heure actuelle, huit mois et demi après la défaite d’octobre, il n’y a toujours aucun candidat officiel à la succession de Philippe Couillard, mais les noms qui circulent pour l’instant sont portés par des femmes: les députées Marwah Rizqy et Dominique Anglade.

Officiellement, la course au leadership débutera en septembre et s’étirera jusqu’en mai 2020.