Lui-même candidat à la direction du PQ, Jean-François Lisée n'apprécie guère le ton utilisé par ses adversaires Alexandre Cloutier et Martine Ouellet à son égard. 

Le ton doit changer dans la course au PQ, dit Lisée

L'unité du Parti québécois (PQ) est en péril si le ton des échanges entre les candidats ne change pas, selon le député Jean-François Lisée.
Lui-même candidat à la direction du PQ, M. Lisée n'apprécie guère le ton utilisé par ses adversaires Alexandre Cloutier et Martine Ouellet à son égard. Il estime qu'ils lui ont tous deux attribué des épithètes peu flatteuses et croit le moment venu de faire un rappel à l'ordre.
En entrevue, mardi, le député péquiste de Rosemont s'est dit inquiet de la tournure prise par la course, alors que les débats n'ont pas encore eu lieu et qu'il reste près de deux mois avant le vote. 
Ce genre d'attitude pourrait même remettre en question, selon lui, le nécessaire ralliement des équipes perdantes autour du nouveau chef, qui sera élu le 7 octobre.
«Une condition de l'unité, c'est la tonalité», tranche le candidat. Il leur demande donc d'adopter un ton plus respectueux envers leurs rivaux, à la fois pour le bien du parti et pour assurer la cohésion des troupes, au lendemain de l'élection du successeur de Pierre Karl Péladeau.
Car le ton adopté par les candidats entre eux durant la course sera une condition susceptible de favoriser ou non le ralliement des perdants au vainqueur, le soir de l'élection, a-t-il fait valoir. 
«Termes assez durs»
Lui-même s'engage à se rallier au gagnant et à sa démarche, quoi qu'il arrive. Sans parler d'insultes ou d'injures, il reproche à Alexandre Cloutier et à Martine Ouellet d'avoir utilisé des «termes assez durs» à son égard. 
 «Le 7 octobre au soir, un d'entre nous va être chef et les autres devront se rallier à cette personne-là. Donc, il faut faire attention aux mots qu'on utilise, mesurer ses propos», a soutenu M. Lisée.